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Faits divers - Justice

Le procès de Jawad Bendaoud, "logeur" des terroristes du 13 novembre, commence ce mercredi

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Le procès de Jawad Bendaoud, soupçonné d'avoir logé les auteurs des attentats du 13 novembre 2015 doit s'ouvrir mercredi. Il est très attendu par les habitants de Saint-Denis. Certains surveillants de prison menacent d'empêcher l'extraction du prévenu de sa prison de Fresnes.

Jawad Bendaoud
Jawad Bendaoud - Capture d'écran BFMTV

Jawad Bendaoud, soupçonné d'avoir logé des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 est jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes" à partir de ce mercredi à Paris, avec deux autres prévenus. Jawad Bendaoud aurait notamment hébergé dans un appartement de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attaques. Près de 450 personnes se sont constituées partie civile dans ce procès et 80 avocats seront présents à l'audience pour les représenter.

Des anciens habitants de l'immeuble à Saint-Denis parties civiles

Parmi eux certains sont des habitants de l'immeuble, à l'angle de la rue de la République et de la rue du Corbillon, à Saint-Denis, où le prévenu est soupçonné d'avoir hébergé les terroristes. "Depuis deux ans et demi je n'ai plus de chez moi" raconte cet ancien locataire, qui vit encore avec sa famille en résidence sociale. "C'étaient des terroristes qui étaient retranchés, alors on veut être reconnus victimes du terrorisme". Cette revendication n'a jamais été entendue jusqu'ici mais ce locataire sera partie civile au procès pour être reconnu au moins comme victime.

Reportage à Saint-Denis

Les locataires ont été assimilés à des terroristes"

"J'ai perdu le logement dans le quel je devais habiter, depuis je n'en ai plus, je suis hébergé et je paie tous les mois environ 1000 euros de crédit et de charges" raconte cette propriétaire qui venait d'acquérir un appartement qui était encore en travaux et qui sera aussi partie civile. Elle dénonce des mensonges proférés au moment de l'assaut antiterroriste. "Ce qui a été terrible c'est d'avoir fait passer cette copropriété pour une copropriété de marchands de sommeil alors que c'était faux" dénonce-t-elle : "les locataires ont été assimilés aux terroristes, accusés de complaisance, alors qu'on le sait, ils sont arrivés le soir, ils se sont planqués chez nous!"

Cette propriétaire n'a jamais pu vivre dans l'appartement qu'elle venait d'acheter et qui était en travaux

L'immeuble où les terroristes se sont cachés est encore muré - Radio France
L'immeuble où les terroristes se sont cachés est encore muré © Radio France - Rémi Brancato

La ville partie civile

La ville tentera aussi de faire reconnaître son préjudice au procès. La mairie sera représentée par Stéphane Peu, député communiste et conseiller municipal, ancien adjoint au logement qui dit penser notamment "aux 86 habitants de l'immeuble" mais aussi "aux 20 000 habitants qui n'ont pas pu sortir de chez eux avant 11h du matin". "Il y a des gens dans l'environnement immédiat qui l'ont vécu et qui ne sont reconnus en rien comme victime" ajoute-t-il : "je connais des enfants dans l'immeuble d'en face qui, aujourd'hui sont toujours perturbés".

La ville tentera aussi de dénoncer un "préjudice d'image". "Il y a eu des attaques sur la ville qui ont été un deuxième traumatisme pour les habitants" dénonce Laurent Russier, actuel maire (PCF) qui fait référence notamment à certains reportages suite aux attentats et à l'assaut antiterroriste.

Les surveillants de prison menacent d'empêcher son extraction

Jawad Bendaoud était incarcéré au centre pénitentiaire de Beauvais avant d'être transféré lundi à Fresnes en vue du début de son procès. Les syndicats de surveillants pénitentiaires, qui ont quitté la table des négociations avec la ministre de la Justice Nicole Belloubet mardi après-midi, appellent à poursuivre le mouvement de blocage des établissements pénitentiaires, qui perturbe notamment l'extraction des détenus.

Alors que les discussions avec le ministère de la Justice sont interrompues, des surveillants pénitentiaires menacent d'empêcher l'extraction de Jawad Bendaoud de sa prison de Fresnes, dans le Val-de-Marne, pour son procès qui doit s'ouvrir mercredi au tribunal correctionnel de Paris. Il est soupçonné d'avoir été le logeur des auteurs des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et il est jugé pour "recel de malfaiteurs terroristes". 

Le 26 janvier 2017, Jawad Bendaoud a été condamné à huit mois de prison ferme pour trafic de cocaïne par le tribunal correctionnel de Bobigny. Agité et accusant les policiers qui l'escortaient de l'avoir frappé, il avait été exclu de la salle d'audience

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