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Dossier : Coronavirus Covid-19

Prisons et Covid-19 : un surveillant roannais toujours hospitalisé et des effectifs de détenus en forte baisse

Il y a longtemps que les prisons de la Loire et de Haute-Loire n’avaient pas été aussi peu remplies. A Roanne, les dernières semaines ont aussi été marquées par deux cas de coronavirus parmi le personnel.

Le centre de détention de Roanne.
Le centre de détention de Roanne. © Maxppp - Yves Salvat

L’épidémie de Covid-19 a poussé la justice, par une ordonnance du 25 mars, à permettre la libération d’environ. Aujourd'hui un sur cinq ont pu retrouver une certaine liberté et dégager de la place dans les établissements. Les prisons de la Loire et de la Haute-Loire ne sont pour autant pas toutes repassées sous le seuil de surpopulation carcérale mais elles fonctionnent aujourd’hui dans de meilleures conditions

-20% à La Talaudière, -36% au Puy, -8% à Roanne

Les chiffres parlent d'eux-même : au centre pénitentiaire de La Talaudière, avant le confinement, accueillait 405 détenus pour 287 places. Il y a aujourd’hui 328 prisonniers, soit une baisse de 20% des effectifs, dans la moyenne régionale. A la maison d’arrêt du Puy-en-Velay, 53 détenus pour 35 places avant le confinement. On est aujourd’hui à 34 détenus, sous la barre de surpopulation grâce à une libération de 36% des effectifs sur des remises de peines ou des assignations à domicile. 

Les prisons travaillent forcément mieux de cette manière là et cela doit continuer pour Stéphane Scotto, le directeur interrégional des services pénitentiaires : "Toutes ces mesures doivent permettre de limiter la remontée des effectifs. C'est d'abord une chance qu'ils aient décru pour lutter contre la propagation du virus mais c'est aussi une amélioration des conditions de détention et des conditions de travail. Nous sommes mobilisés. Nous sommes mobilisés pour contenir le retour à la hausse des effectifs".

Quant au centre de détention de Roanne, par essence il ne peut pas être en surpopulation carcérale. Il est passé de 525 détenus à 485. Ces dernière semaines y auront surtout été marquées par deux cas de coronavirus.

Un surveillant positif, 50 collègues testés

Le centre de détention de Roanne est particulièrement touché par le coronavirus puisque dans notre région six agents ont été infectés, dont deux parmi les roannais. Le premier il y a un mois. Un employé du centre de détention qui n’avait pas de contact avec les détenus. Cette personne s’est remise, sans difficulté du virus. Une deuxième personne, un surveillant, a quant à lui été testé positif il y a deux semaines et hospitalisé. Dans la foulée, une cinquantaine de personnels de la prison ont eux aussi subi un test. Il se sont tous révélés négatifs. Le surveillant est sorti de l’hôpital de Roanne une première fois avant d’y être admis quelque jours plus tard, encore très marqué par les effets du Covid-19. Il est actuellement toujours sous surveillance hospitalière.

Pas de cas parmi les détenus

Au Puy-en-Velay, à La Talaudière et à Roanne, il n’y a pas eu de cas parmi les détenus et la crise a été, et est actuellement, bien gérée assure Stéphane Scotto, le directeur interrégional des services pénitentiaires : "ce sont des établissements dissemblables mais ils ont en commun d'avoir connu une décrue des effectifs car nous avons eu davantage de sorties que d'entrées. En complément de cette décrue qui a facilité la gestion de cette période de confinement nous avons mis en place des procédures pour la gérer et depuis le déconfinement pour reprendre les activités, les contacts très attendu avec les familles grâce au respect des gestes barrières sur ces trois sites".

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