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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : le retour progressif à la vie "normale" dans les prisons de la Loire

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le déconfinement a sonné le début d’une nouvelle période dans les prisons. Même si les détenus et les surveillants sont habitués à évoluer dans un environnement clos, le quotidien a changé depuis le début de cette crise sanitaire.

la maison d'arrêt de La Talaudière.
la maison d'arrêt de La Talaudière. © Maxppp - Rémy Perrin

Après quasiment deux mois durant lesquels la vie des détenus a été encore plus encadrée que d’ordinaire, ces derniers retrouvent peu à peu leurs marques. Les parloirs ont notamment été suspendus pendant quasiment deux mois avant de rouvrir la semaine dernière. On aurait pu imaginer une ruée dès leur réouverture la semaine dernière mais ils sont encore très peu utilisés par les familles qui parfois vivent au-delà des 100 kilomètres permis explique David Martins, du syndicat Force Ouvrière au centre de détention de Roanne : "Le vendredi j'ai eu quatre réservations, onze pour samedi et encore quatre pour dimanche. En moyenne d'habitude sur ces jours-là on a 80 réservations". 

"Les détenus réclament les activités"

Ces parloirs tellement importants pour l’équilibre des détenus ne tournent donc pas encore à plein régime. Les activités liées à la culture, à la religion ou à l’éducation ne reprendront pas avant le mois de juin, au mieux. La prison au ralenti comme à La Talaudière où Stéphane Perrot est délégué UFAP UNSA : "Pour les collègues ça génère moins de mouvements, donc c'est moins tendu, plus tranquille. Pour les détenus un peu seul, la scolarité, les activités sont importantes et ils les réclament".

Les associations de visiteurs de prison n’ont quant à elles pas encore le droit de venir rencontrer les détenus qui déjà en temps normal ne reçoivent aucune visite. Une dizaine de bénévoles à La Talaudière en charge d’un ou deux détenus, sous la houlette de Catherine Chanterel : "Des détenus restent dans un certain équilibre psychologique parce qu’elles ont des occasions de poursuivre leur parcours scolaire ou d'avoir des temps pour échanger sur ce qu'ils vivront après ou pour imaginer des projets. Le fait de vivre en circuit fermé peut générer des difficultés psychologiques en accentuant le sentiment d'isolement, de coupure avec l'extérieur".

Autre fait marquant de cette crise, c’est le désengorgement des prisons. Notamment des maisons d’arrêts, à travers la libération ou le transferts de détenus.  Pour les centre de détention comme à Roanne, l’effet positif a été de courte durée : deux semaines avec des effectifs moins importants que d'ordinaire. Dans les maisons d’arrêt comme à La Talaudière, certains détenus ont à l’inverse pu profiter d’une cellule individuelle. Toutes proportions gardées, quasiment un luxe grâce à la crise sanitaire.

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