Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Privée de la garde de son petit garçon, une mère lance un appel désespéré à la justice montpelliéraine

lundi 23 juillet 2018 à 5:58 Par Guillaume Roulland, France Bleu Hérault

Une maman de Saint-Vincent-de-Barberargues, privée de la garde de son petit garçon de 10 ans, cherche désespérément à le récupérer. Elle affirme que depuis plusieurs années, celui-ci est victime d'agressions sexuelles et de maltraitance de la part de son père. Mais la justice semble rester sourde.

Claire ne voit son petit garçon que deux fois par mois, et pas plus de 3 heures
Claire ne voit son petit garçon que deux fois par mois, et pas plus de 3 heures - Maxppp

Montpellier, France

Quand nous la rencontrons il y a quelques jours dans une brasserie de Montpellier, Claire, une quadragénaire calme et posée, a le regard grave, mais déterminé. Elle est séparée du papa d'Anthony depuis bientôt 10 ans. Et depuis 2013, la garde du petit garçon a été confiée à ce dernier, sans que le juge aux affaires familiales n'ait toutefois quoique ce soit à reprocher à la maman. 

Au bout d'un an, Anthony, qu'elle récupère le week-end, commence à lui raconter des choses inquiétantes. Il est question d'attouchements, de punitions où il est enfermé seul, dans le noir. Claire dépose alors plainte à deux reprises devant la gendarmerie. Mais rien ne se passe. 

En 2016, elle commet une petite erreur, qu'elle admet volontiers aujourd'hui. Elle refuse de ramener son fils à son ex-compagnon, "pour le protéger" dit-elle. Cela lui vaut donc d'être condamnée pour non représentation de mineur. Une erreur qu'elle a toutefois le sentiment de payer encore aujourd'hui. Car elle affirme que toutes ses plaintes, tous ses signalements à la justice, restent lettre morte, malgré ce qu'Anthony raconte, y compris devant les services sociaux.

Aujourd'hui, le petit garçon et sa maman se voient uniquement deux fois par mois, en milieu médiatisé, et pas plus de trois heures. Claire est désespérée, mais déterminée. Déterminée à ce que la justice l'écoute enfin.

Un enfant en danger ?

Maître Olivier Bance, avocat au barreau de Béziers, assiste Claire dans son véritable chemin de croix. Il s'interroge sur les raisons pour lesquelles la justice tarde à réagir : "Elle n'est pas traitée de manière égalitaire par rapport à d'autres personnes. Et elle a réellement l'impression que son enfant est en danger et qu'il y a des faits graves qui sont commis sur lui."

Il demande donc solennellement à la justice montpelliéraine d'écouter la maman d'Anthony.

"Cette enquête, je veux qu'elle aboutisse, qu'on fasse quelque chose. Qu'on auditionne l'enfant, qu'on puisse l'examiner. Mais rien n'avance ! On n'enquête pas, on ne l'écoute pas. C'est particulièrement gênant."

Claire, qui n'a pas souhaité s'exprimer devant notre micro par timidité, mais aussi sans doute par crainte de nuire malgré elle à son petit garçon, garde malgré tout l'espoir d'être enfin entendue.

Le récit - Guillaume Roulland

Maître Olivier Bance, l'avocat de Claire