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Dossier : Affaire Troadec

Procès affaire Troadec : "On a pris perpétuité dans la famille", témoignent les sœurs de Brigitte

Beaucoup d'émotion dans la salle de la cour d'assises de Loire-Atlantique à Nantes pour ce troisième jour du procès de Hubert Caouissin et Lydie Troadec. Parties civiles, les sœurs de Brigitte ont dit leur colère et leur difficulté à faire le deuil quatre ans après le quadruple meurtre.

Les soeurs de Brigitte Troadec ont témoigné ce jeudi
Les soeurs de Brigitte Troadec ont témoigné ce jeudi © Radio France - Anne Patinec

Discrètes, elles assistent à toutes les audiences depuis l'ouverture du procès. Martine et Hélène, les deux sœurs de Brigitte Troadec et quelques-uns de leurs proches ont témoigné ce jeudi après-midi et se disent soulagées d'avoir pu parler, "attendant de ce procès, une réparation".

Blonde, les cheveux mi-longs, enseignante, Martine évoque leur mère pour commencer : "Ça a été un électrochoc, depuis, elle a perdu la notion du temps, son cerveau a débranché. Elle a des photos d'eux partout." Puis la colère monte : "Je ne peux admettre que quatre personnes aient été massacrées, dépecées, brûlées par un pervers narcissique, pour rien." Elle interpelle Hubert Caouissin, tête baissée dans le box, avant d'être rappelée à l'ordre par la présidente Karine Laborde. 

Un deuil impossible à faire

"Je n'arrive pas à faire le deuil", témoigne la quinquagénaire. "J'ai des difficultés à me concentrer, je fais des cauchemars, je ne peux plus ouvrir un coffre de voiture, manger de la viande. J'ai de la colère". La douleur est palpable. C'est elle qui a appelé les secours en février 2017, inquiète de ne pas avoir de nouvelles de Brigitte. Avec ses proches, elles ont suivi l'évolution de l'enquête à travers les médias. Très vite, leurs soupçons se sont portés vers Hubert Caouissin car "Brigitte nous avait téléphoné pour dire qu'il accusait Pascal d'avoir volé l'or de la famille. Personne n'a mesuré l'importance de cette histoire d'or, jamais je n'aurais pensé qu'un tel massacre puisse arriver". Elle conclut : "On a pris perpétuité dans la famille mais on va continuer à avancer."

Convaincues de la préméditation

Même si la préméditation n'a pas été retenue, les deux sœurs sont convaincues que le quadruple meurtre n'est pas dû à une bagarre qui a dégénéré comme le soutient Hubert Caouissin. "Il est venu à Orvault à plusieurs reprises, il les accusait du vol du trésor et il savait que ce jour-là ils étaient tous les quatre à la maison", estime Hélène. "Il les a abattus comme des chiens", ajoute Martine. Des propos qui conduisent à un incident d'audience car les avocats de la défense comme l'avocat général insistent sur le fait que la cour ne se penche pour l'instant que sur les personnalités et non l'examen des faits. 

Le fils des accusés "aime toujours ses parents"

En fin de journée, l'administratrice ad hoc qui suit le fils des deux accusés a été interrogée par la cour. Elle a rencontré le garçon, qui est placé, âgé de presque 13 ans à une dizaine de reprises. "Il est effaré par les faits et par la médiatisation. Il redoute le procès ". "Il m'a demandé de dire qu'il aime ses parents mais qu'il est très en colère de ce qui s'est passé", relate l'administratrice. Elle évoque un enfant à l'aspect très juvénile, très intelligent qui a un an d'avance, passionné d'histoire, de latin, de français. Elle ajoute qu'"il s'autorise à ne pas être aussi parfait que le souhaiterait son père". Le garçon qui a connu une organisation militaire à Pont-de-Buis, avec des rituels et du chantage autour des devoirs, arrive aujourd'hui à gérer les imprévus. "Il se rend compte que son père se trompe quand il lui demande de ne pas rater un cours d'allemand pour aller chez la psychologue".  En larmes, l'accusé se dit "navré qu'il l'ait vécu comme ça. Je l'aime infiniment, pardon", lâche Hubert Caouissin.

Ce vendredi, la cour d'assises va entendre plusieurs enquêteurs. 

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