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Dossier : Affaire Troadec

Affaire Troadec : les différents experts éclairent la cour

Tout ce mardi, les experts ont défilé à la barre pour livrer leur conclusions à la cour d'assises de Loire-Atlantique. De nombreuses expertises ont été effectuées en matière d'ADN, de traces de sang, de combustion. D'importants moyens ont été mobilisés pour tenter de retrouver les quatre crânes.

Les experts ont longuement témoigné devant la cour d'assises
Les experts ont longuement témoigné devant la cour d'assises © Radio France - Anne Patinec

En plein procès du couple Caouissin devant la Cour d'assises de Loire-Atlantique, tous les experts qui se succèdent à la barre ce mardi font part de leur grande difficulté : ils ont dû faire face à l'absence des corps des quatre victimes et à l'absence de l'arme du quadruple crime. Une journée difficile pour les parties civiles qui ont quitté la salle à plusieurs reprises, éprouvées par les récits qui évoquent "de nombreuses tâches de sang, des fragments de corps, etc", face à un accusé qui reste impassible dans le box. 

L'ADN de Caouissin sur un verre

Le premier à déposer est un expert génétique, spécialiste de l'ADN. Il évoque beaucoup de traces de sang à analyser. Et raconte que très vite, "Sébastien qui avait été mis en cause dans certains médias, est disculpé au regard de la quantité de sang retrouvée sur son téléphone". Dans l'enquête, l'ADN a joué un rôle capital : un verre retrouvé dans la cuisine livre un ADN étranger, il s'agit de celui de Hubert Caouissin. Son ADN est aussi découvert sur un fauteuil bleu dans le jardin. Deux éléments fondamentaux qui prouvent la présence de l'accusé dans le pavillon d'Orvault. 

Charlotte et Sébastien étaient couchés selon l'expert

Le deuxième expert, morphoanalyste, s'est intéressé aux très nombreuses traces de sang découvertes dans la maison de la famille Troadec. Des traces toujours présentes dans presque toutes les pièces malgré le minutieux nettoyage effectué par Hubert Caouissin. Sur un écran, la cour d'assises effectue une visite virtuelle dans le pavillon ; on passe de pièce en pièce et des croix, des couleurs matérialisent les tâches de sang. Il y en a même au plafond dans les chambres des enfants, dans le couloir. 

L'expert ajoute que "Sébastien et Charlotte ont subi des violences sanglantes alors qu'ils étaient allongés" ; ce qui contredit la version de Hubert Caouissin, qui regarde l'écran impassible dans le box et qui conforte l'approche de Me De Oliveira, l'avocate des sœurs de Brigitte Troadec, convaincue "que les deux jeunes adultes ont été tués alors qu'ils étaient alités et que leurs cris ont alerté leurs parents". 

L'obstination des experts à tenter de trouver des preuves

La cour s'est aussi penchée sur l'après-Orvault, le démembrement méticuleux des corps dans la ferme du Stang à Pont-de-Buis. Deux anciens pompiers ont examiné la chaudière dans laquelle Hubert Caouissin a brûlé des morceaux de squelettes. "Je fragmentais les corps au fur et à mesure, ça a duré des heures", relate l'accusé. Son avocat Me Fillion l'interroge : "Étiez-vous dans un état normal ?" "J'étais dans un autre monde, où il n'y a plus rien de normal, ça me parait inconcevable d'avoir fait tout ça", répond son client.

Une anthropologue et un médecin légiste relatent ensuite les recherches obstinées, méthodiques, qu'ils ont menées sur le site de 26 hectares sur le site de Pont-de-Buis où vivaient Hubert Caouissin et Lydie Troadec. La zone est quadrillée comme pour les victimes d'attentats. "Les viscères étaient dispersés à la volée dans un roncier", explique l'experte. D'importants moyens sont mis en œuvre pour tenter de localiser les quatre têtes, dont un tractopelle de 20 tonnes qui sonde 1.300 m² de vase, mais sans succès. "Tout a été brûlé et dispersé sans sélection, on n'a récupéré que 326 grammes de fragments osseux". 

Le cœur de Pascal Troadec a été enlevé volontairement

379 fragments de corps sont collectés et analysés. "On n'a pu faire une autopsie classique", résume le médecin légiste, "on a analysé des fragments de petite taille". Un élément frappe particulièrement l'expert : "Un point nous a surpris, c'est l'absence de cœur dans le bloc viscéral de Pascal qui a été retrouvé sur le site.  Il y a forcément eu une volonté de le retirer lors du processus d'éviscération". 

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