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Dossier : Meurtre d'Agnès Marin

Procès Agnès : les défaillances du suivi judiciaire au grand jour

Manuel

Le huis-clos a été en partie levé jeudi après-midi, devant les Assises du Puy-de-Dôme, le temps d'une audience qui a révélé les incroyables défaillances dans le suivi du meurtrier présumé de la jeune fille. Ce vendredi, les débats sont de nouveau à huis-clos.

Le palais de justice du Puy-en-Velay
Le palais de justice du Puy-en-Velay © Maxppp

En l'espace de deux jours, les portes du palais de justice du Puy-en-Velay se sont rouvertes puis refermées pour le public et les journalistes. Jeudi après-midi, l'avocate de la première victime a demandé la levée du huis-clos jusqu'à ce vendredi midi. Depuis, l'audience se poursuit à nouveau sans "spectateur".

Cette levée temporaire du huis-clos a tout de même permis ce qu'attendait la famille d'Agnès : la révélation au grand jour de défaillances invraisembablesdans le suivi de Matthieu, le meurtrier présumé de la jeune fille.

Le compte-rendu de l'audience de jeudi au procès du meurtrier présumé d'Agnès.

Le public a donc pu entendre les explications de la protection judiciaire de la jeunesse, qui était sensée faire appliquer le contrôle judiciaire du jeune accusé. À la barre également, une pédopsychiatre d'origine lituanienne qui a entendu Mathieu alors qu'elle parle mal le français , ou encore ce praticien qui a assuré le suivi du jeune homme au sein du lycée Cévenol... sans pour autant être un professionnel reconnu, accuse la partie civile. L'homme n'est, à priori, pas inscrit au registre national des psychothérapeutes .

"Des gens qui se renvoient la responsabilité"

L'ancien directeur du Cévenol a également été interrogé. Face au juge, l'homme s'est parfois contredit mais a maintenu avoir ignoré que Matthieu était sous contrôle judiciaire et qu'il avait des obligations vis à vis de la justice.

À la sortie de l'audience, Frédéric Marin, le père d'Agnès, s'est dit "épouvanté par la lâcheté humaine, par le mensonge. On a eu affaire à des gens qui se renvoyaient la responsabilité, qui ont oublié, le plus souvent ".

"Pourquoi parler de faiblesses et pas de fautes ?"

Ce vendredi matin, c'est Jean-Louis Daumas, directeur de la Protection judiciaire de la jeunesse, qui était à la barre pour évoquer l'enquête interne réalisée après le drame. Le fonctionnaire a reconnu des "faiblesse s" dans le contrôle judiciaire de Matthieu. Le terme a fait bondir Maître Szpiner, l'avocat de la famille d'Agnès. "Pourquoi vous parlez de faiblesses ? Pourquoi vous ne pouvez pas dire fautes ?" a-t-il pointé. "J'ai un sentiment d’écœurement face à la lâcheté de certains fonctionnaires."

"Oui, nous sommes allés trop tard au lycée", admet la PJJ

Le directeur de la protection judiciaire de la jeunesse au coeur de l'audience de ce vendredi matin.

Dans ce procès, le verdict est attendu vendredi prochain, 28 juin. Le réquisitoire sera public.

→ Notre dossier : Le meurtre d'Agnès Marin

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