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Procès pour assassinat à Izon en 2016 : bataille d'experts autour de la scène du crime

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Par , France Bleu Gironde

À Bordeaux, le procès d'un Girondin de 22 ans pour assassinat en 2016 à Izon s'est poursuivi ce mercredi. La cour d'assises s'est penchée sur un élément capital : l'analyse de la scène du crime, au cœur de deux expertises contradictoires.

La cour d'assises de la Gironde
La cour d'assises de la Gironde © Radio France - Bastien Deceuninck

La cour d'assises de Bordeaux a abordé ce 24 février un point crucial du procès de Jérémy, accusé de l'assassinat de son amie Eva à Izon en 2016. Les débats se sont effet concentrés sur l'analyse des lieux de l'accident de voiture, qui a coûté la vie à la jeune femme de 18 ans. 

Deux expertises contradictoires, menées lors de l'instruction, ont été passées au crible par la cour. La première, qui calcule que Jérémy roulait à 106 km/h au moment de l'accident, conclut à une perte de contrôle de la voiture et valide donc la thèse d'un acte involontaire. La seconde expertise, au contraire, calcule une vitesse d'environ 50 km/h et affirme que les traces de pneus sur les lieux de l'accident ne montrent aucune tentative de freinage. Et donc, aucune perte de contrôle du véhicule.  

Les deux experts, mandatés pendant l'instruction, sont également en désaccord sur la visibilité dont disposait l'accusé le jour du drame, et donc sur ses chances d'éviter de percuter Eva. Pour le premier expert, la courbe formée par la route à l'endroit de l'accident n'offrait qu'une visibilité de 42 mètres. La seconde expertise estime au contraire que le champ de visibilité était de 70 mètres, et que la courbe de la route n'a donc pas pu empêcher Jérémy de voir Eva. 

Ce sera ensuite à la cour de trancher entre les deux expertises ce vendredi, jour du délibéré et du verdict. Avant cela, Jérémy doit être interrogé sur les faits dont il est accusé, ce jeudi. Les plaidoiries de la partie civile et les réquisitions de l'avocat général sont également prévues ce 25 février. 

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