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Procès Balkany : les tours de Levallois au programme des débats

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

La suite du procès Balkany, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le maire de Levallois, son fils, son épouse et trois autres personnes comparaissent pour blanchiment et corruption. S'ouvre, ce lundi, l'affaire des Tours de Levallois.

Le procès Balkany devant le tribunal correctionnel de Paris
Le procès Balkany devant le tribunal correctionnel de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Quatrième semaine du procès Balkany, à partir de ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Après les soupçons de fraude fiscale, l'analyse du financement de plusieurs maisons, dans l'Eure, sur l'île de Saint-Martin et à Marrakech, c'est maintenant l'affaire des tours de Levallois qui va être débattue. Une histoire qui débute en 2008, avec un projet de construction de deux tours, à Levallois, en bordure de Seine, projet confié à l'homme d'affaire saoudien Mohamed Al Jaber, sensé apporter un milliard d'euros. Le milliardaire austro-saoudien ne versera jamais un sou et les tours ne verront jamais le jour. Un préjudice estimé à 100 millions d'euros, par l'association des contribuables de Levallois. Dans cette affaire, Patrick Balkany, le maire de Levallois, est soupçonné d'avoir bénéficié de l'achat d'un riad de 5 millions d'euros, à Marrakech, financé par le cheikh Al Jaber, en échange d'un délai de paiement, accordé par la société d'économie mixte Semarelp. 

"Il y a un menteur"

L'audience de mercredi était consacrée au riad de Marrakech, acheté de manière tellement opaque, que l'on ne sait toujours pas précisément qui en est propriétaire. Deux versions se sont opposées, lors des débats, celle de Jean-Pierre Aubry, fidèle bras droit du maire de Levallois et celle de Mohamed Al Jaber.  Jean-Pierre Aubry, ancien directeur général de la société d'économie mixte Semarelp, reconnait avoir été "présent", lors de la signature de l'achat, avoir participé au montage complexe de sociétés du Panama ( Hayridte et Himola), impliquées dans l'achat mais il l'affirme : " je ne suis pas propriétaire du riad, je n'ai pas pris un rond dans cette affaire, les titres étaient au porteur". D'après lui, c'est par amitié pour Al Jaber, qu'il s'était rendu au Maroc pour conclure l'affaire. Une version totalement contredite par Al Jaber, ce qui a valu au président Blanchet de lancer : il y a un menteur dans cette affaire".

"Des mensonges à 100%", pour Al Jaber

Comme sorti d'un dessin animé, le cheikh Al Jaber, tout rond dans son costume rayé, arrive à la barre, des documents sous le bras. Il brandit les papiers devant la Cour, pour expliquer, qu'il est homme d'affaire depuis 40 ans, dans plus de dix pays, sur quatre continents. ""Je suis propriétaire de villas, d'appartements et d'un chateau, dans huit pays" et, ajoute-t-il, "je ne vois pas pourquoi j'aurais demandé à Monsieur Aubry d'acheter une villa pour moi, " d'ailleurs, je croyais qu'il était un garde du corps des Balkany". Le milliardaire explique même au tribunal, que, dans son pays, il milite pour "réclamer une fiscalité". "Pour moi, acheter une maison, c'est comme un mariage avec une femme, il faut lui rendre visite!" 

La colère de Patrick Balkany : "Vous êtes un escroc!"

Fin d'audience, le cheikh Al Jaber vient de mettre à mal la défense de Patrick Balkany. Le maire de Levallois demande alors la parole : "cet homme ne paie jamais ses dettes. Il doit encore 20 millions d'euros à la ville de Levallois. Puisqu'il est si riche, qu'il vienne à la barre signer un chèque"! Patrick Balkany, rouge de colère, invective alors Al Jaber : "Vous êtes un escroc". Réaction de l'avocat du cheikh "Et vous alors"? Moi, je suis un escroqué!" L'audience reprend ce lundi après-midi. 

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