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Faits divers – Justice

Procès Balkany : reprise des audiences ce lundi devant le tribunal correctionnel de Paris

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Par , France Bleu Paris

Le procès Balkany reprend ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Paris. Le maire de Levallois, son épouse et quatre proches sont poursuivis pour blanchiment et corruption. Au programme de cette semaine, le financement de plusieurs villas.

Patrick Balkany devant le tribunal correctionnel de Paris
Patrick Balkany devant le tribunal correctionnel de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Paris, France

Au coeur de la semaine de débats qui s'ouvre, ce lundi, devant le tribunal correctionnel de Paris, le financement de deux villas. D'abord, la villa Pamplemousse, sur l'île de Saint-Martin, vendue par la justice en 2015, mais toujours au centre du dossier. En 1995, alors que Patrick Balkany, se bat contre les juges, avant d'être condamné pour prise illégale d'intérêt (il avait employé des agents de la ville de Levallois, comme cuisinière ou jardinier, pour son propre compte), alors qu'il est battu aux élections municipales, le couple décide de prendre le large et part s'installer sur l'île de Saint-Martin. Les époux mènent grand train et se présentent comme les locataires de la villa, échappant ainsi au fisc. Au cours de sa garde à vue, Isabelle Balkany finit par reconnaître qu'elle est propriétaire de la villa, acquise, d'après elle, avec l'argent d'un héritage. 

Le riad de Marrakech

Le riad de Marrakech est un palais de 1 600 m2, 18 pièces, dont on ignore toujours avec précision qui en est propriétaire, tant l'acquisition s'est faite dans une totale opacité. Au coeur du dossier, des structures offshores, des montages financiers complexes, avec, aux commandes, d'après les juges enquêteurs, Jean-Pierre Aubry, ancien bras droit de Patrick Balkany à la mairie de Levallois et l'ancien avocat Arnaud Claude, un ancien proche de Nicolas Sarkozy, tous, peu ou prou, en lien, avec l'homme d'affaire saoudien Mohamed Al Jaber, soupçonné, d'avoir réglé, en 2009, le prix officiel du riad de Marrakech, en échange de délais de paiement, pour la construction de deux tours, à Levallois, en bordure de Seine, des tours qui n'ont jamais vu le jour et coûté très cher à la ville, 100 millions d'euros, d'après l'association des contribuables de Levallois.  En outre, le milliardaire saoudien, aurait mis à disposition de Patrick Balkany, sont jet privé et offert à Jean-Pierre Aubry, une montre, estimée à 15 000 dollars. 

"Je ne veux pas être le bouc émissaire"

Au cours de la semaine écoulée, il semble que Patrick Balkany n'ait eu de cesse de mettre en application l'adage selon lequel la meilleure défense est l'attaque. Si l'on oubliait un instant, qu'il comparait pour fraude et corruption, on aurait pu croire qu'il était là, en accusateur des institutions. Tout au long de ces jours d'audience, il a pointé le tribunal, qu'il accuse de "violation de sa vie privée", l'administration fiscale, pour son "acharnement" contre lui, la presse, coupable de lynchage médiatique, les experts, qui auraient surévalué son patrimoine et même les banques suisses qui lui auraient fait perdre, d'après lui, beaucoup d'argent. "Je suis moins bien traité qu'un meurtrier, a-t-il lancé, jeudi, si j'avais tué quelqu'un, il y aurait prescription!" Et il aura laissé la salle sans voix, en fin d'audience, quand il a osé : "j'ai l'impression, avec moi, que l'on fait le procès des juifs qui ont mis de l'argent de côté à la libération et pris leurs précaution, pour le cas où ça recommencerait".