Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Procès Bardon: l'appel d'Elodie Kulik aux pompiers est-il une preuve suffisante?

-
Par , France Bleu Picardie

L'essentiel des charges qui pèsent sur Willy Bardon repose sur cet enregistrement. Au 8ème jour de son procès en appel pour le viol et le meurtre présumé d'Elodie Kulik, l'expertise vocale a été étudiée. Les spécialistes ont expliqué comment ils ont travaillé sur cet enregistrement de 26 secondes.

Le palais de justice de Douai
Le palais de justice de Douai © Radio France - Marie-Gaëtane Comte

L'appel dure 26 secondes. La voix principale est celle de la victime Elodie Kulik. Elle crie, gémit, essaye d'appeler au secours mais rien ne semble sortir. On distingue sa peur, sa paralysie face à ses agresseurs. Ses agresseurs? Les experts distinguent "au moins deux voix d'hommes". Il y a la voix de la femme qui prend l'appel chez les pompiers de la Somme. Et ces voix masculines. 

Un appel bref et presque inaudible

Un ingénieur de police technique et scientifique est venu parler de son travail. Il a écouté la bande avec une ingénieure phonoticienne en septembre et novembre 2013. Ils ont eu pour mission de décrypter les paroles prononcées sur la bande sonore, les retranscrire et les comparer avec les voix de Willy Bardon et de Grégory Wiart (confondu par son ADN sur les lieux du crime mais mort en novembre 2003 dans un accident de voiture) en se basant sur les écoutes téléphoniques et des enregistrements vidéo. « En fonction des conditions d’écoute, la perception peut évoluer » précise l’expert qui souligne que «les conditions acoustiques sont faibles et que l’appel est bref. En considérant qu’il y a deux locuteurs, le locuteur A et le locuteur B, le premier s’exprime 2 secondes et le deuxième 0,7 secondes. »

La défense lui demande de résumer sur la probabilité que la voix soit celle de Willy Bardon sur une échelle de -4 à +4, 0 étant "ne se prononce pas" selon leurs critères, l’expert a mis -1 et -2 c’est à dire « c’est plutôt pas lui.»

Les avocats de Willy Bardon ne veulent pas reconnaître de valeur scientifique à un enregistrement très court et inaudible. Pour Me Gabriel Duménil "personne ne peut retranscrire ce qui se dit, personne ne peut reconnaître de manière fiable et probante."

Pour les avocats de la famille de la victime la reconnaissance de la voix de l'accusé par ses proches est une preuve

"Une preuve s'analyse au sens d'un ensemble d’éléments dans un dossier" commente Me Corinne Herrmann. "Un ADN tout seul ne veut rien dire, tout comme une voix toute seule ne veut rien dire. Mais les reconnaissances multiples de proches de Willy Bardon et les réactions qu'ils ont eu en le reconnaissant, les pleurs par exemple, ça c'est autre chose."

Ce jeudi justement, les proches qui ont reconnu la voix de l’accusé seront entendus.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess