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Procès de Willy Bardon : un témoignage qui n'en dit pas suffisamment long

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Par , France Bleu Picardie

Pour la deuxème semaine du procès en appel de Willy Bardon accusé de l'enlèvement, du viol et du meurtre d'Elodie Kulik en janvier 2002, un témoignage était particulièrement attendu. Celui de la compagne de Grégory Wiart, décédé en 2003 et dont l'ADN a été retrouvé sur la scène de crime.

Le procès en appel de Willy Bardon se tient au palais de justice de Douai
Le procès en appel de Willy Bardon se tient au palais de justice de Douai © Radio France - Marie-Gaëtane Comte

La compagne de l'époque de Grégory Wiart, dont l'ADN a été retrouvé sur la scène de crime, mais qui est mort dans un accident de voiture en novembre 2003, enceinte de sept mois au moment des faits a redit à la barre "qu'elle ne sait rien de cette affaire".

Et pourtant son nom revient souvent depuis le début du procès. Très vite, quand Grégory Wiart est désigné comme l'un des meurtriers d'Elodie Kulik, les enquêteurs qui se basent sur l'appel au secours passé par la victime aux pompiers, recherchent un complice. Il y a au moins deux voix d'hommes sur l'enregistrement, les recherches se poursuivent. 

La compagne de Grégory Wiart est donc entendue. Et elle désigne très rapidement Willy Bardon comme un proche "avec qui il était souvent au café et faisait les sorties en 4x4". A tel point que cette femme qui avait 19 ans quand Elodie Kulik est tuée se sentait délaissée par son compagnon qu'elle appelle "l'autre" désormais.

Pour attirer l'attention, elle s'est envoyée une dizaine de lettres de menace

En 2002, la compagne de Grégory Wiart envoie une douzaine de lettres anonymes aux gendarmes dans lesquelles elle utilise les termes évocateurs comme "Je vais te brûler et te violer". Une façon d'attirer les gendarmes sur les violences conjugales dont elle était victime.  Identifiée comme l'auteur des lettres, elle ne dira rien aux gendarmes et elle sera condamnée pour dénonciation mensongère. 

Selon ses dires, Grégory Wiart, le père de son premier enfant, la battait et la trompait. C'est pour cela qu'elle craquait avec sa bouche les préservatifs qu'elle retrouvait dans les poches de son compagnon. C'est en tout cas l'explication qu'elle a donné quand les enquêteurs lui ont demandé pourquoi son ADN a été retrouvé sur le préservatif laissé sur la scène de crime. 

"Je vous assure je ne sais rien du tout" et "je ne me souviens pas" sont les principales phrases qu'elle a répété à la barre après avoir juré de dire toute la vérité. 

Les parents de Grégory Wiart ne croient toujours pas en son implication 

"Il était magouilleur, menteur, volait de l'argent, faisait des chèques en bois mais il n'a pas pu faire ça." C'est en substance ce qu'ont voulu dire ses parents qui maintiennent que l'attitude de leur fils n'a pas changé après la mort d'Elodie Kulik. "Dès qu'il faisait une bêtise, il venait pleurer à la maison" rapporte sa mère. 

Quand la présidente les interroge sur la mort de leur fils dans un accident de voiture, ils parlent tout les deux "d'une vengeance parce qu’il devait sûrement de l'argent. Une voiture derrière l'aurait poussé à sortir de sa file et à foncer dans le camion." Au moment de l'accident le chauffeur du poids lourd qui a été blessé n'a pas noté la présence d'un autre véhicule. Ses parents ont dit que leur fils buvait peu. Le soir de son accident il avait 1,14 gramme d'alcool dans le sang. 

Ce mardi le comportement de Willy Bardon va de nouveau être abordé, avec majoritairement des témoignages de femmes.

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