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Procès Bonnemaison : Bernard Kouchner, Michèle Delaunay et Jean Leonetti appelés à témoigner

France Bleu Béarn, France Bleu Gascogne et France Bleu Pays Basque lundi 16 juin 2014 à 11:12

Les dossiers et une partie des pièces à conviction dans l'affaire Bonnemaison.
Les dossiers et une partie des pièces à conviction dans l'affaire Bonnemaison. © Radio France - Paul Nicolaï

Deuxième semaine du procès Bonnemaison aux Assises des Pyrénées-Atlantiques, à Pau. L'ancien médecin urgentiste de Bayonne comparait depuis mercredi dernier. Deux anciens ministres, Bernard Kouchner et Michèle Delaunay, et le père de la loi sur la fin de vie Jean Leonetti, sont appelés à témoigner cette semaine.

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Le procès de Nicolas Bonnemaison, accusé d'"empoisonnement" de sept patients en fin de vie entre mars 2010 et juillet 2011 alors qu’il dirigeait une unité du service des urgences de l’hôpital de Bayonne, reprend ce lundi devant la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques. Après avoir entendu notamment le Dr Bonnemaison, sa femme, une infirmière qui l'a dénoncé il y a trois ans, le directeur de l'hôpital de Bayonne et des familles de patients la semaine dernière, la Cour accueille cette semaine des personnalités politiques.

Au coeur des débats, la loi Leonetti sur la fin de vie, que le médecin n'aurait pas respectée, avec une question : jusqu'où un médecin peut-il aller pour éviter la souffrance de ses patients en fin de vie ?

Procès Bonnemaison : la question de la fin de vie au coeur de la deuxième semaine

Dès demain, mardi, le député UMP Jean Leonetti, père de la loi qui porte son nom et encadre les droits des malades en fin de vie, viendra réexpliquer sa démarche : interdire l'euthanasie mais éviter l'acharnement thérapeutique en renforçant l'usage des soins palliatifs. Vendredi, Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé du gouvernement Fillon, fondateur de Médecins sans frontières, et Michèle Delaunay, cancérologue, ancienne ministre des Personnes âgés dans le gouvernement Ayrault, sont à leur tour appelés à témoigner - non pas sur le cas du Dr Bonnemaison mais sur leur expérience et leur conception de l'accompagnement des patients en fin de vie.

Le procès doit durer jusqu'au 27 juin.

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