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Haute-Savoie : un chasseur jugé pour la mort d'un vététiste à Montriond

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Après la mort d'un vététiste anglais il y a deux ans à Montriond en Haute-Savoie, 5 personnes comparaissent ce mardi devant le tribunal de Thonon-les-Bains. L'auteur du coup de feu mortel poursuivi pour homicide involontaire, et quatre hommes et femme accusés d'avoir falsifié la vérité.

Illustration chasse :  battue au gros gibier
Illustration chasse : battue au gros gibier © Maxppp - Le républicain lorrain

Un chasseur de Taninges comparaît devant le tribunal correctionnel de Thonon-les-bains ce mardi. Le jeune homme de 24 ans est poursuivi pour homicide involontaire lors d'une action de chasse par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence. Il y a deux ans, le 13 octobre 2018, lors d'une battue à Montriond dans le massif du Chablais, une de ses balles touche mortellement un vététiste. Un restaurateur anglais de 34 ans, installé aux Gets depuis 8 ans, Marc Sutton.  

Sur le banc des prévenus, aux côtés du tireur, seront assis quatre autres personnes, dont trois participaient à la partie de chasse. Un père et son fils, de 51 et 21 ans, la conjointe du plus âgé, ainsi qu’un proche du tireur, âgé de 21 ans. Ils sont accusés d'avoir falsifié la vérité, notamment la signalisation de la battue, et le carnet de chasse.

"Je n'ai jamais vu un sanglier faire du vélo"

Pour l'avocat de la compagne et du père de la victime, parties civiles, Frédéric Noetinger-Berlioz, "il est évident que cette partie de chasse a été pas ou mal préparée. En témoigne, une succession de négligences. La première, la plus grave, celle qui a coûté la vie à mon client, est celle du tireur, qui dit avoir bien vu dans la lunette de sa carabine un gros gibier, un sanglier, et qui a tiré en direction des fourrés sans respecter les règles de sécurité. Ensuite, poursuit l'avocat, il y a les quatre autres prévenus, dont trois étaient présents au moment du décès, et  qui ont tenté de dissimuler, soit leur présence, soit le fait que la battue n'avait pas été signalée par des panneaux pourtant obligatoires".

"Pour mon client, la trajectoire de sa balle reste un mystère"

"Mon client n'a jamais nié les faits" indique au matin de l'audience son avocat Maître Rimondi. "Il a toujours dit qu'il a vu un sanglier. Il l'a mis dans sa lunette et il a tiré. Alors que la balle après, ait eu un parcours différent de celui que le chasseur avait souhaité, c'est une chose. Mais à aucun moment il n'a tiré sur une masse indéterminée, et encore moins évidemment sur une cible humaine. Pour lui, ça reste un mystère, mais lorsqu'il a tiré, il avait la conviction absolue de tirer sur un gibier."

La Fédération de chasse de Haute-Savoie, et l'association de chasse de Montriond , sont également parties civiles dans ce procès. La mort de Marc Sutton avait suscité un vif émoi dans la communauté  des pratiquants de montagne, 3 ans après un autre tir mortel, avec le décès de Gaël Lavy, dans les Bauges en 2015. Un collectif s'était alors constitué pour réclamer à son tour un durcissement des règles de chasse,  jours et horaires d'ouverture ainsi que périmètre encore plus restreint aux abords des secteurs péri-urbains ou des itinéraires très fréquentés. 

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