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Faits divers - Justice

Procès d’un féminicide par immolation au Plessis-Robinson : l’accusé condamné à 20 ans de prison

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Christophe J., accusé d’avoir brûlé vive sa compagne en septembre 2017 au Plessis-Robinson, dans les Hauts-de-Seine, était jugé depuis cinq jours par la cour d’Assises. Ce mercredi 15 janvier, il a été condamné à 20 ans de prison.

La salle n'1 de la cour d'Assises des Hauts-de-Seine à Nanterre.
La salle n'1 de la cour d'Assises des Hauts-de-Seine à Nanterre. © Radio France - Faustine Mauerhan

Nanterre, France

A l’issue de cinq jours d’un procès éprouvant pour tous, Christophe J., accusé d’avoir mis le feu et tué sa compagne, a été condamné à 20 ans de prison par la cour d’Assises des Hauts-de-Seine à Nanterre, ce mercredi 15 janvier. Le tribunal a également décidé de lui retirer son autorité parentale sur leur petite fille, âgée de 7 ans à l'époque et seule témoin direct de toute la scène.

En septembre 2017, Christophe avait aspergé d'essence puis mis le feu à Ghylaine B., sa compagne qui souhaitait le quitter.

"Un accident" pour la défense

L'accusé et ses avocats n'ont pourtant pas cessé de plaider l'accident dramatique. "Je voulais me suicider", a plusieurs fois répété Christophe J. depuis son box de détenu, sans pour autant expliquer comment Ghylaine s'était retrouvée couverte d'essence, rouée de coups et brûlée sur 92% de la surface de son corps. "Je ne sais pas, je ne comprends pas moi-même", s'est-il longtemps acharné à répéter, provoquant l'impatience de tous dans la salle du tribunal, y compris de ses propres avocats. 

A force de questions, ils avaient fini par obtenir sa version des faits : Ghylaine voulait le quitter pour un amant et menaçait de partir avec leur enfant. "Je n'ai pas supporté qu'elle parte avec ma fille. J'ai complètement disjoncté, je n'avais pas dormi depuis 20 jours, je n'étais pas moi-même", a fini par lâcher l'accusé. 

Ce mercredi, avant que les jurés ne partent délibérer, Christophe J. a parlé une dernière fois. "Je m'excuse, moi aussi j'ai de la peine. Je n'ai jamais voulu faire du mal à Ghylaine, c'est un drame indésirable." Lui qui risquait la perpétuité étudie avec ses avocats l'intérêt ou non de faire appel de sa condamnation.

Une "déclaration de culpabilité" qui va aider la famille à tourner la page

Loin d'un accident ou d'un "suicide qui aurait mal tourné", c'est "une déclaration de culpabilité s'est félicité Maître Fabien Arakélian à la sortie de l'audience. L'avocat des parties civiles, la famille de Ghylaine se réjouit surtout que ses clients puissent désormais "passer à autre chose" maintenant que "justice est rendue".

En effet, Sandrine Bouchait confie aussi son soulagement. "Je suis satisfaite aujourd'hui. On est venu nous dire que c'était un accident, la justice est venue lui dire que c'était un meurtre sur conjoint", a réagit la soeur de Ghylaine, qui a depuis le drame créé l'association des familles des victimes de féminicides. "Le retrait de l'autorité parentale est symbolique puisque j'ai déjà une délégation totale, s'est-elle surtout félicitée. Mais c'est très rare comme mesure. Or, qu'est-ce qu'il aurait pu faire de pire, pour qu'on ne lui retire pas ? Pour moi c'était le principal."

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