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Dossier : Affaire Daval

Procès Daval : les experts dissèquent la vie d’Alexia et rejettent l’hypothèse du viol

Au deuxième jour du procès de Jonathann Daval devant la cour d’assises de Haute-Saône, les experts se sont succédé à la barre. Ils ont permis d’écarter la thèse du viol post-mortem d’Alexia. Même si d’autres questions restent sans réponse. L'audition des proches d'Alexia a été repoussée à mercredi.

Le médecin légiste a détaillé les expertises du corps d'Alexia Daval durant de longues heures à la cour d'assises de Haute-Saône
Le médecin légiste a détaillé les expertises du corps d'Alexia Daval durant de longues heures à la cour d'assises de Haute-Saône © Radio France - Maxime Peroz

Au bout de deux jours d’audience, on a à peine entendu la voix de Jonathann Daval. C’est pourtant son procès pour meurtre sur conjoint qui se tient depuis lundi 16 novembre devant la cour d’assises de Haute-Saône. En revanche, les avocats des deux parties, que ce soit la famille d’Alexia ou la défense de Jonathann se sont largement exprimés. 

Ils ont tenté de faire dire aux experts qui se sont succédé à la barre, les éléments qui vont dans le sens de leur ligne de conduite. Le médecin légiste qui a été entendu durant près de sept heures a indiqué sans équivoque que rien dans l'expertise n’allait dans le sens d’un viol d’Alexia. Seule certitude absolue, Alexia est morte étranglée.

L'audition des proches d'Alexia prévue ce mardi a été repoussée à mercredi matin. L'audience ayant déjà plusieurs heures de retard sur le planning prévisionnel.

L'arrivée des proches d'Alexia Daval au deuxième jour du pocès
L'arrivée des proches d'Alexia Daval au deuxième jour du pocès © Radio France - Jean-François Fernandez

Alexia est morte étranglée

En 18 mois, Jonathann Daval a donné sept versions différentes de la nuit du meurtre, mais la version finale, celle qu’il a donnée lors de la dernière confrontation est entièrement compatible avec les faits. Il lui a cogné la tête contre le mur du garage, lui a donné 5 à 10 coups de poings, puis l’a étranglée en la maintenant contre le mur. "Pour tuer, la strangulation doit durer plusieurs minutes, quatre à cinq" confirme le professeur Antoine Tracqui, le médecin légiste qui témoigne ce mardi matin à la barre.

Le médecin légiste décrit des lésions à la tête particulièrement violentes mais qui n'ont pas entraîné la mort : "Sans la strangulation, ils n’auraient sans doute pas été mortels. C’est l’asphyxie qui a provoqué la mort" ajoute-t-il.

L’avocat de la famille d'Alexia écoute et appuie : "Une minute de silence c’est très long, alors quatre à cinq minutes …"

L'hypothèse du viol écartée

Le légiste est précis, chirurgical, mais aussi distancié. Les coups ne démontrent pas qu’il y a eu tabassage, la présence de spermatozoïdes ne démontre pas qu’il y a eu viol, et enfin la crémation du corps ne démontre pas l’intention de s'acharner sur certaines zones particulières du corps. Lui décrit les constatations, pour les motivations, il renvoie vers les experts psy qui vont être entendus.

Enfin, il met à mal la thèse du viol post mortem que la partie civile envisage en répondant à une question de Randall Schwerdorffer, l'avocat de Jonathann Daval : "Non seulement je n’en ai pas la preuve, mais je n’ai pas d’argument positif indiquant qu’un tel rapport ait eu lieu".

Avant cela, le rapport sur les brûlures de la victime avaient été particulièrement difficile à entendre. Si les parents d’Alexia ont pu quitter la salle, Jonathann Daval lui n’a pas le choix. Tête baissée, mains jointes entre les genoux, il se recroqueville dans le box des accusés, puis se bouche les oreilles. Les détails du rapport d’autopsie sont particulièrement sordides.

Des centaines d'expertises et des monceaux d'incertitude

L'analyse des experts sur les médicaments ingérés par Alexia, apporte elle aussi plus de questions que de réponses. Le professeur Antoine Tracqui détaille 110 expertises médicales d'Alexia. On évoque la grossesse de la jeune femme en juillet 2017 et sa fausse couche un mois plus tard.

Plusieurs molécules ont été identifiées, notamment du Tramadol. Le médicament a des effets de sédatifs et des effets addictifs. Difficile pourtant de savoir si ce médicament a pu être à l'origine d'une crise. Pour le professeur Tracqui, l’analyse des médicaments, n’explique pas les crises décrites par Jonathann. Il ajoute que la question sur l’agressivité d’Alexia décrite par son mari reste ouverte. 

Au 2e jour du procès Daval, les experts ont beaucoup parlé des médicaments pris par Alexia
Au 2e jour du procès Daval, les experts ont beaucoup parlé des médicaments pris par Alexia © Radio France - Maxime Peroz

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