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Procès de Brigitte Sol à Orléans : la réalité ou non des violences conjugales au cœur des débats

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Par , France Bleu Orléans, France Bleu

Premier jour du procès de Brigitte Sol ce lundi devant la Cour d'assises du Loiret : cette femme de 50 ans est accusée de tentative d'assassinat sur son ex-compagnon. Elle prétend que celui-ci était violent : la réalité ou non de ces violences conjugales a beaucoup alimenté les débats.

La Cour d'assises du Loiret doit rendre son verdict ce mardi
La Cour d'assises du Loiret doit rendre son verdict ce mardi © Radio France - François Guéroult

Le procès de Brigitte Sol s'est ouvert ce lundi devant la Cour d'assises du Loiret. Cette Orléanaise de 50 ans est jugée pour tentative d'assassinat sur son ancien compagnon : un coup de couteau dans le dos, qu'elle lui avait asséné le 3 mai 2018, chez elle, dans son logement du quartier des Carmes, il n'avait été que blessé.

"Je n'ai jamais voulu le tuer" a-t-elle déclaré à l'ouverture du procès. Brigitte Sol affirme que ce geste est le fruit d'un "ras-le-bol psychologique", elle prétend avoir subi des violences de la part de son ancien concubin. Au cours de cette première journée d'audience, il a beaucoup été question de la réalité ou non de ces violences conjugales.

Des relations tumultueuses : jusqu'à quel point ?

"Leurs relations étaient tumultueuses, alternant haine et passion" résume un enquêteur de police, "mais je ne parlerais pas de violences conjugales habituelles. J'ai épluché plusieurs milliers de SMS qu'ils se sont échangés, ils se font beaucoup de reproches, oui, mais n'évoquent jamais de coups ni de violences. Sauf dans quelques messages, où il se plaint qu'elle fasse courir la rumeur qu'elle serait une femme battue. Elle répond qu'il lui arrive parfois d'être méchante..."

En cinq ans de vie commune, il n'y a jamais eu de plaintes déposées, ni de constat médical. La police est bien intervenue à trois reprises au domicile du couple pour des disputes et du bruit, mais n'a pas relevé de violences : "calme rétabli ", notaient alors simplement les policiers.

Emprise psychologique ou mythomanie ?

"Mais les violences ne sont pas toujours physiques, elles peuvent être verbales et surtout psychologiques", rétorque Me Emma Lesigne, l'avocate de Brigitte Sol, décrivant une situation d'emprise qui aurait été l'élément déclencheur du coup de couteau : "Les violences conjugales, ce n'est pas uniquement un homme qui tape sa femme, ce n'est pas uniquement la nécessité de produire devant une Cour d'assises des certificats médicaux avec des hématomes et des jours d'ITT, c'est parfois aussi un mécanisme d'emprise psychologique, et c'est ce qu'a subi ma cliente." Me Lesigne va d'ailleurs demander la requalification en violences volontaires aggravées, sans l'intention de tuer.

"Si violences il y a eu, elles ont été réciproques et il n'en a jamais été à l'initiative, explique pour sa part Me Anne Carroger, l'avocate de Mickaël, et en aucun cas cela ne suffit à justifier un coup de couteau !" Et d'insister sur un autre trait de caractère de l'accusée, mis en avant par de nombreux témoins, y compris des proches : la tendance au mensonge, voire à la mythomanie - "Madame Sol essaie de se victimiser mais aujourd'hui c'est elle qu'on juge et non pas Mickaël dont on voudrait faire un mauvais procès", conclut l'avocate.

Le procès de Brigitte Sol se poursuit ce mardi, le verdict est attendu tard dans la soirée.

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