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Dossier : Francis Heaulme jugé pour le double-crime de Montigny-lès-Metz

Procès de Francis Heaulme à Metz : plongée dans le passé d'un tueur en série

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu
Metz, France

Au troisième jour du procès de Francis Heaulme dans l'affaire du double meurtre de Montigny-les-Metz, la cour d’assises de la Moselle s'est penchée sur le passé du tueur en série. Elle a entendu jeudi les proches et la famille de l'accusé.

Le volumineux dossier des avocats de Francis Heaulme qui le défendent dans le dossier du double meurtre de Montigny les Metz
Le volumineux dossier des avocats de Francis Heaulme qui le défendent dans le dossier du double meurtre de Montigny les Metz © Radio France - Rachel Noel

Au troisième jour du procès de Francis Heaulme dans l'affaire du double meurtre de Montigny les Metz, la cour d’assises de Metz s'est penchée sur le passé du tueur en série, condamné pour neuf crimes. Jeudi 27 avril, elle a entendu les proches et la famille de l'accusé. Son père Marcel, sa soeur Christine, ses cousins, se sont succédé à la barre pour dresser le portrait d'une enfance misérable.

Un air de famille

Petites lunettes, visages anguleux, une allure sèche, la ressemblance est frappante avec Francis Heaulme. Chacun vient faire le récit d'une enfance qui a des allures de cour des miracles. Sa cousine Laurence raconte que son père Marcel ne l'aimait pas, le laissait de côté et l'insultait.

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Son beau-frère raconte qu'après la mort de sa mère, Christine et Francis étaient livré à eux-mêmes. Son père ne laissait rien à manger. Et Francis s'est même nourri de boites de Canigou. La sœur de Francis Heaulme, Christine décrit elle aussi cette misère. Un père absent qui buvait. Il frappait sa mère et Francis s'interposait. Elle se retourne vers lui, des sanglots dans la voix et lui dit : "Je serais toujours là pour toi, Francis". Et comme au premier jour de l'audience, il redit qu'il n'a pas tué les enfants.

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Quand à Marcel, le père, il n'a plus toute sa tête. "Francis", dit il, "pour moi, c'est un gars très sérieux, intelligent et gentil". Il dit aussi qu'il ne l'a jamais frappé : "Mettez le en face de moi et vous verrez bien !". Le président lui signale qu'il est juste à côté. Dans le box, Francis Heaulme lui fait coucou avec la main.

Une violence latente

Les cousins des Heaulme en dressent un portrait plus sombre et décrivent la violence latente chez Francis Heaulme. "Il aimait bien son vélo. Si on y avait touché, je pense qu'il aurait été méchant", dit son cousin. François Schall, un chef de chantier qui l'avait pris sous son aile en 1984, confirme.

Quand il avait bu, ce n'était plus du tout le même Francis. Il pouvait devenir violent. Il s'auto-mutilait, il se griffait la figure avec une fourchette".

Le psychologue qui l'a examiné en 1992 parle d'une pulsion agressive latente. Dans les trois entretiens qu'ils ont eus, jamais Francis Heaulme n'a avoué un crime.

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