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Affaire Amandine : les anciens codétenus de Guerric Jehanno racontent ses aveux

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Par , France Bleu Occitanie

Pour le quatrième et avant-dernier jour du procès de Guerric Jehanno, à la cour d'assises du Tarn à Albi ce mardi 13 octobre, ce sont les anciens codétenus de l'accusé qui ont raconté à la barre les aveux qu'il leur aurait faits en détention provisoire.

Quatrième jour du procès de Guerric Jehanno aux assises du Tarn.
Quatrième jour du procès de Guerric Jehanno aux assises du Tarn. © Radio France - Flora Midy

Le procès de Guerric Jehanno, entendu pour "séquestration, viol et meurtre" de la trentenaire Amandine Estrabaud à Roquecourbe (Tarn) le 18 juin 2013, s'est poursuivi ce mardi. Quatre de ses codétenus, rencontrés lorsque qu'il était placé en détention provisoire en 2016 à la prison de Seysses pour "séquestration", ont raconté avoir reçu les aveux de l'accusé. Lui, se défend : "Oui, j'ai raconté toutes ces choses. Mais j'ai tout inventé". 

Des témoignages clés

Ces aveux, appuyés par des croquis réalisés par Guerric Jehanno, sont capitaux dans cette affaire qui ne peut s'appuyer ni sur des preuves matérielles, ni sur un corps. "Pourquoi avoir raconté ces histoires si elles sont fausses ?", interroge le juge à de multiples reprises. Poids de la culpabilité, comme en sont convaincus les témoins ? Ou faux aveux pour se faire une place dans la prison, comme l'affirment les avocats de la défense ?

Selon les repris de justice, l'accusé leur aurait raconté les circonstances du viol et du meurtre d'Amandine Estrabaud. Tous se mettent d'accord : Guerric Jehanno était épris d'elle et n'a pas supporté qu'elle refuse ses avances. Mais les scénarios diffèrent un peu à chaque passage à la barre.

Des scénarios pas toujours identiques

L'un d'entre eux raconte qu'Amandine aurait été prise en stop, violée, et battue à coups-de-poing. Un autre dit que c'est à coups de pelle. Le dernier à s'exprimer parle lui de coups de pince de chantier assénés derrière la tête d'Amandine, après qu'elle ait refusé ses avances. Il est le seul à mentionner certains éléments : Guerric Jehanno aurait gardé les bijoux d'Amandine quelques jours après l'avoir tuée, avant de les jeter dans la rivière. Il aurait également brûlé ses vêtements ainsi qu'une planche en bois tâchée de sang. 

Les souvenirs des témoins, érodés par le temps, sont parfois brumeux, incertains. Les variations de scénarios nourrissent la confusion dans cette affaire sans preuve matérielle et surtout sans corps. 

Verdict attendu mercredi soir.

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