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Procès de l'affaire Troadec : les enquêteurs témoignent d'un Hubert Caouissin "étrange et volubile"

La cour d'assises de Loire-Atlantique a entendu plusieurs enquêteurs lors de cette quatrième journée d'audience. En garde à vue, Hubert Caouissin, soupçonné du quadruple meurtre s'est montré "très volubile, coopératif et étrange".Tandis que son ex-compagne, Lydie Troadec était "paniquée, perdue".

Le box dans lequel les deux accusés sont jugés Le box dans lequel les deux accusés sont jugés
Le box dans lequel les deux accusés sont jugés © Radio France - Anne Patinec

A deux reprises, avant leur incarcération Hubert Caouissin et Lydie Troadec ont été placés en garde à vue et entendus par les enquêteurs de la police judiciaire. Lors de sa première garde à vue, l'accusé se montre "très coopératif, volubile. Il parlait sans cesse même lors des déplacements, ce qui est inhabituel" relate un enquêteur chevronné. Très vite, il fait allusion à l'histoire du trésor que Pascal Troadec aurait volé "et il se comportait comme un auxiliaire de justice , il était là pour nous aider dans cette histoire d'or". Rarement, les policiers ont vu un suspect aussi loquace :"Il voulait peut-être se montrer cultivé, quand on passait près d'une église, il nous racontait l'histoire de l'église" poursuit le policier. "A la fin de la garde à vue, très honnêtement, reconnait-il à la barre, _j_e ne me suis pas dit : c’est lui. Je n’ai pas écarté l’idée. J’ai pensé : il est étrange… J’attendais avec impatience les résultats ADN". Une semaine plus tard, Hubert Caouissin est confondu par les traces ADN laissées sur un verre dans la cuisine d’Orvault et cela débouche sur les aveux du suspect et son incarcération. 

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Lydie Troadec était paniquée

Contrairement à son compagnon, en garde à vue, Lydie Troadec  se montre "paniquée, perdue, elle tremblait mais c'est un comportement habituel pour un suspect" témoigne l'enquêteur qui l'a interrogée. "Franchement, si on m'avait demandé si elle était coupable, j'aurais dit non". Une fois qu'elle apprend les aveux de Hubert Caouissin, elle confirme "qu'il lui a dit  au matin du 17 février :"je les ai tous tués" . Pourquoi ne l'a-t-elle pas dénoncé ? " Parce qu'elle était paniquée, prise au piège et qu'elle avait peur de perdre son fils" rapporte une policière nantaise.

L'arme du crime reste introuvable

Les longs témoignages des enquêteurs à la barre démontrent la complexité des investigations réalisées, entre les recherches des corps sur le site de la ferme de Pont-de-Buis , l'examen des archives de la Banque de France et les explorations bancaires dans plusieurs paradis fiscaux. Ils regrettent de ne pas avoir pu tout retrouver . "Malgré une longue enquête, on n'a retrouvé ni le trésor, ni les crânes des victimes, ni l'arme du crime, c'est un regret" résume un enquêteur.

Lundi prochain, 28 juin, les accusés seront interrogés sur les faits pour la première fois. 

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