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Faits divers – Justice

Agression d’une vieille dame à Exincourt : devant les assises, l'accusé plaide le coup de folie

mercredi 7 mars 2018 à 18:22 Par Christophe Beck, France Bleu Belfort-Montbéliard

Au premier jour du procès de l’agresseur présumé d’une vieille dame d’Exincourt, la cour d’assises du Doubs s’est longuement attardée sur les faits. Les coups de burin, les blessures, l’intention homicide. La victime, bientôt octogénaire, n’a pas été en mesure d'assister aux débats.

Me Jean-Baptiste Euvrard, avocat de l'accusé
Me Jean-Baptiste Euvrard, avocat de l'accusé © Radio France - Christophe Beck

Exincourt, France

Les photos de la chambre maculée de sang et surtout celles du visage tuméfié de la vieille dame, couvert d’ecchymoses, le tour des yeux rougis, l’oreille en partie arrachée plongent la salle d’audience de la cour d’assises du Doubs dans un silence de plomb. La violence de l’agression ne fait aucun doute. 

L'accusé plaide le coup de folie

C’était il y a près de quatre ans, une nuit de juin 2014, l’accusé s’introduit dans la maison de sa voisine, âgée de 75 ans, rue des Ecoles à Exincourt, avec la volonté de lui dérober de l’argent ou des bijoux. 

Dans le box, l’accusé plaide le coup de folie. Il avait besoin d’argent pour financer les soins de sa femme, gravement malade et décédée depuis. Il avait bu. Face à la panique de sa voisine de 75 ans qu’il a surpris dans sa chambre, il l’a frappé à la tête et sur le visage, machinalement. Avec les poings. Et à coups de burin. « Deux à trois coups de burin tout au plus, mais je n’ai pas voulu la tuer », dit-il. 

Pour la vieille dame, son agresseur avait l'intention de lui donner la mort 

C’est le cœur du procès. L’accusé étant passé aux aveux, sa responsabilité ne fait pas débat. Mais y a-t-il eu une intention homicide ? La victime, citée dans le dossier, en est convaincue : « Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi violent. Il n’arrêtait pas. Il a voulu me tuer ». Les experts médicaux confirment que les coups auraient pu conduire à la mort. 

L’avocate de la partie civile, Me Caroline Niggli, conteste le coup de folie. Le cambriolage a été préparé dès le début de soirée. Et l’effraction supposait une certaine agilité. « Quelle a été votre réaction à la vue des photos de cette terrible agression, ici, devant cette cour ? » interroge l’avocate. « C’est atroce ce que j’ai fait. Atroce ! », répond l’accusé. "Ce que j'ai fait, je l'ai fait. Je ne peux pas revenir en arrière. Je m'en remets au tribunal". 

Son avocat Me Jean Baptiste Euvrad l’interroge : « Comment être assez crétin pour aller cambrioler sa voisine, le visage découvert ?». « Ça prouve la caractère irrationnel de ce cambriolage, lié à l’alcool ». 

La grande absente de ce procès est la victime, bientôt 80 ans aujourd’hui. Près de quatre ans après les faits, elle reste très affectée par cette agression. Le verdict sera rendu vendredi.