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Procès de l'empoisonneuse de Chambéry : "ma maman lui donnait toute sa confiance"

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Le procès de l'empoisonneuse de Chambéry s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de Savoie. Ludivine Chambet, une aide-soignante de 34 ans, est jugée pour l'empoisonnement de treize résidents d'une maison de retraite. Dix en sont morts. Elle encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Ludivine Chambet, accompagnée de ses avocats, à son arrivée au palais de justice de Chambéry
Ludivine Chambet, accompagnée de ses avocats, à son arrivée au palais de justice de Chambéry © Maxppp - Sylvain Muscio

"Ce que j'ai fait est terrible, j'essaie de comprendre". Ce sont les premiers mots de l'empoisonneuse de Chambéry à l'ouverture de son procès mardi devant la cour d'assises de Savoie. Ludivine Chambet, une aide-soignante de 34 ans, est jugée pendant deux semaines pour l'empoisonnement de 13 pensionnaires de l'Ehpad du Césalet, une maison de retraite de Jacob-Bellecombette.

En un an, de novembre 2012 à novembre 2013, 10 résidents âgés de 82 à 95 ans avaient succombé à des cocktails de psychotropes, des médicaments administrés en secret par cette femme à la personnalité fragile.

ECOUTEZ le reportage de Nicolas Peronnet

Ma maman lui donnait toute sa confiance, c'est une horreur" - Patricia, la fille d'une victime

Dans la salle d'audience se croisent les regards de trois générations. Les enfants, les petits enfants, parfois les arrières-petits enfants des victimes de Ludivine Chambet. Tous viennent chercher des réponses. Patrick a perdu sa grand-mère de 88 ans : "Il y a l'image de ma grand-mère sur sa tombe, je ne peux pas la regarder dans les yeux. Je me sens trahi par l'établissement. Comment a-t-elle pu mettre en place ce scénario, manœuvrer pour tuer autant de personnes sans qu'on puisse le voir ?".

Ludivine Chambet reconnait onze des treize empoisonnements. Elle explique avoir voulu "soulager les résidents", sur lesquels elle "transférait la souffrance" de sa propre mère atteinte d'une leucémie. Incompréhensible pour Patricia, la cousine de Patrick : "Ma maman lui donnait toute sa confiance. A la lecture des documents, c'est une horreur. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi elle a fait ça. Des gens qui souffrent, qui ont des parents qui meurent d'une leucémie, il y a en a plein. Ce n'est pas pour ça qu'on doit faire souffrir les autres".

ECOUTEZ Patricia, la fille de l'une des victimes de Ludivine Chambet

Mercredi, la parole sera donnée aux experts psychiatriques. Les jurés étudieront une question centrale : Ludivine Chambet est-elle une tueuse en série fascinée par la mort, ou une femme dépressive débordée par ses émotions ? La cour d'assises de Savoie rendra son verdict le 24 mai.

→ À lire aussi : L'empoisonneuse de Chambéry jugée devant les assises de Savoie

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