Faits divers – Justice DOSSIER : L'affaire de "l'étrangleur de Strasbourg"

Procès de l'"étrangleur de Strasbourg" : un individu pervers selon les experts

Par Céline Rousseau, France Bleu Alsace, France Bleu Elsass, France Bleu Gironde et France Bleu mardi 22 mars 2016 à 17:27

La cour d'assises du Bas-Rhin rendra son verdict ce mercredi
La cour d'assises du Bas-Rhin rendra son verdict ce mercredi © Radio France - Olivier Vogel

Avant-dernier jour du procès de Nicolas Charbonnier devant les assises du Bas-Rhin. Ce mardi, les experts psychiatriques sont venus décrire la personnalité de celui que l'on surnomme l'"étrangleur de Strasbourg".

Au début du procès, Nicolas Charbonnier, 54 ans avait déclaré : "il y a deux personnages en moi, un mauvais et un bon". C'est bien ce mauvais personnage qu'ont décrit ce mardi les experts psychiatres et psychologues entendus par la cour d'assises du Bas-Rhin.

Un sujet potentiellement dangereux

Tous s'accordent sur le fait que l'accusé n'a pas de pathologie mentale, il a une intelligence supérieure à la normale. "Il fait de son mieux pour donner une bonne image, ne se livre pas et veut tout maitriser" a expliqué Corinne Acker, experte psychologue. "Sa faculté d'adaptation, son refus d'assumer les aspects les plus violents des faits pour ménager l'image qu'il veut donner aux autres démontre son narcissisme. Cela prouve qu'il vit son procès en spectateur et personnage le plus important".

"C'est un sujet potentiellement dangereux" ajoute le Dr Michel Patris, expert psychiatre.

Nicolas Charbonnier est jugé depuis le 17 mars à Strasbourg pour avoir violé et tenté de tuer par strangulation une fillette de 10 ans, et pour avoir tué une adolescente de 17 ans. Les faits remontent à 1986. La cour d'assises du Bas-Rhin doit rendre son verdict ce mercredi.