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Procès de l'incendie du Palm Beach à Vichy : relaxe générale requise

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après neuf ans d'instruction, le procès de l'incendie du Palm Beach de Vichy s'est ouvert ce jeudi devant le tribunal correctionnel de Cusset (Allier). Les juges ont entendu les prévenus, et notamment un résident du 4ème étage de l'immeuble. La relaxe a été requise par le procureur.

Le palais de justice de Cusset
Le palais de justice de Cusset © Radio France - Olivier Vidal

Pour cette première journée de procès, très attendu, de nombreux avocats étaient présents pour l'ouverture des débats. Il faut dire qu'un grand nombre de parties civiles se sont constituées dans cette affaire. Il y a les familles des défunts mais aussi celles et ceux qui ont perdu un ou des biens cette nuit-là.

Deux prévenus à la barre

Premiers acteurs à la barre, les prévenus. Le premier, ce résident du 4ème étage du Palm Beach poursuivi dans ce procès parce que son installation électrique, défectueuse, serait à l'origine du sinistre.
En costume, cheveux épais gris, le retraité décrit son installation, et répond à la présidente du tribunal. C'est lui qui a installé le fameux dispositif, il n'est pourtant pas électricien. A l'époque, il avait pris conseil auprès d'un professionnel d'un magasin de bricolage.
"Cela me semblait simple, dans la pratique aussi" se souvient le résident. Il n'avait pas fait appel à un électricien. "De faire porter à quelqu'un la responsabilité de ce drame, c'est lourd, et j'ai le sentiment que cette nuit-là il s'est passé autre chose (qu'une défaillance de son installation électrique)".

Le deuxième est un représentant de Square Habitat, syndic de copropriété poursuivi également dans ce dossier pour ne pas avoir veillé à la conformité "risque incendie" de l'immeuble. Le quinquagénaire rappelle que "ce syndic n'avait aucun lien avec l'immeuble jusqu'au 1er janvier 2011, soit tout juste un mois avant l'incendie.

Ce qu'il s'est passé n'est pas dans les expertises" le résident prévenu

Ensuite les débats se sont portés sur les rapports d'expertises et de contre-expertises.  

"Ce qui est dit dans les expertises, ce n'est pas ce qui s'est passé. J'ai vu le départ de feu, et ce n'est pas dans les conditions décrites par les expertises, ce n'est pas la réalité de ce qu'il s'est passé" martèle le résident du 4ème étage, prévenu.

Des débats qui auront été finalement assez courts sans qu'il n'y ait d'experts appelés à la barre pour expliquer ce qui a pu se passer. Concernant la responsabilité du syndic, l'avocat de Square Habitat est très clair : "il ne peut pas être tenu responsable dans la mesure où le syndic a pris la gestion de l'immeuble bien après sa construction et un mois avant l'incendie" souligne Maître De Roux. 

Relaxe requise par le procureur

Dès le début de l'après-midi, les avocats des nombreuses parties civiles ont pu plaider la souffrance et les souhaits de leurs clients.

C'est en fin de journée, après 17 heures que le procureur de la république de Cusset Eric Neveu a commencé ses réquisitions pour une relaxe générale dans ce dossier. A la grande surprise des nombreuses parties civiles. 

"Dans cette affaire j'ai toujours beaucoup d'interrogations. J'estime aujourd'hui que je n'ai pas assez d'éléments, de preuves que les prévenus n'ont pas respecté les règles" concède le représentant du ministère public.
"C'est un dossier compliqué, je ne soutiens pas une accusation à la légère, sur le plan pénal" insiste Eric Neveu.
"Vous ne pouvez pas les condamner au nom du droit pénal" conclut le procureur.

Le procès doit se poursuivre ce vendredi avec les plaidoiries des avocats de la défense. Le jugement devrait être rendu en fin de journée.

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