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Procès de la défenestration de Sarlat : "Je ne suis absolument pas responsable" dit une accusée

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Par , France Bleu Périgord

Premier jour ce lundi du procès devant les assises de la Dordogne de la défenestration de Sarlat, en 2017. Une femme avait sauté par la fenêtre d'un appartement sur fond de dette de drogue. Un homme est jugé pour extorsion avec violence ayant entraîné la mort. Les deux autres accusés pour complicité

La salle de la cour d'assises de la Dordogne - illustration
La salle de la cour d'assises de la Dordogne - illustration © Radio France - France Bleu Périgord

Deuxième jour du procès devant les assises de la Dordogne à Périgueux ce mardi 3 novembre 2020 dans l'affaire de la défenestration d'une femme à Sarlat. C'était le 20 juillet 2017. Une femme de 38 ans, mère de deux enfants, mourait après avoir chuté du troisième étage d'un immeuble. Deux hommes et une femme sont accusés d'extorsion avec violence ayant entraîné la mort (pour le principal accusé Mohamed Ouis) et pour complicité (pour l'ex couple Audrey Gende, et Jérémy Malfois).

Car la mort de cette femme intervient après une scène de forte tension voire de violence dans l'appartement d'où est tombée la victime. Et sur fond de menaces et de dette liée à la drogue. Pourtant ce lundi au premier jour de l'audience, les trois accusés ont tous dit regretter ce qu'il s'est passé, mais ne pas comprendre ce qu'ils faisaient devant une cour d'assises. 

Et notamment d’abord Mohamed Ouis, le principal accusé. Un homme de 39 ans, élégant, charismatique, la barbe taillée autour du visage le regard sombre et déterminé. Sa première intervention marque la salle. Il se lève, demande à la surprise générale « une minute de silence pour la victime et toutes les victimes des attentats de ces derniers jours », avant de se taire pendant quelques instants.

Puis il reprend et dit toute son incompréhension de se retrouver devant une cour d’assises. « J’ai été très touché par cette histoire, je n’ai pas tué la victime. On était dans un trafic de stupéfiants, et parfois, c’est violent comme la vie » lâche-t-il, lui qui a contesté en appel et en cassation sa mise en accusation. Il y aussi l’ex-couple qui a prêté l’appartement pour la rencontre entre Mohamed Ouis et la victime. Audrey Gende, une femme à la voie douce mais assurée, cheveux noirs tirés en arrière. "Je ne m’estime absolument pas responsable d’une complicité d’extorsion. Au contraire j’ai fait le maximum pour éviter cela" dit-elle. 

Enquête de personnalité

« J’ai beaucoup de compassion » abonde son ex-compagnon, le troisième accusé, Jérémy Malfois, un grand gaillard cuisinier de formation aux cheveux semi rasés. « Rien n’a jamais été prémédité, c’est une histoire triste » termine-t-il. Bref trois accusés, qui disent chacun ne pas comprendre ce qu’ils font ici devant une cour d’assises. Ce qui a provoqué ce lundi quelques soupirs d’agacement dans la salle où avaient pris place des proches de la victime.

La suite de l'après-midi a été consacrée à dresser à grands traits la personnalité des trois accusés. Jérémy Malfois, jeune homme de 27 ans, accusé de complicité, car c'était lui le locataire de l'appartement d'où est tombée la victime. Un accusé élevé dans une famille aimante, cuisinier de formation, sociable, mais influençable, "un bon gars qui a fréquenté les mauvaises personnes" dit l'un de ses proches dans le rapport de l'enquêtrice de personnalité. Audrey Gende, 37 ans, son ex-compagne, serveuse à Sarlat, présente lors du drame, elle, aurait même crié à la victime : "Ne fais pas cela, tu as des enfants". Une femme à l'enfance marquée par une instabilité affective. Décrite comme sympathique, enjouée, travailleuse. Mais ayant abondamment fréquenté le milieu de la nuit, et forte consommatrice, à une époque, de drogue dure.

Enfin, l'accusé principal, Mohamed Ouis. Soupçonné d'avoir orchestré le harcèlement de la victime pour qu'elle lui rembourse une dette de drogue. Un homme de 39 ans, né en Algérie et adopté à l'âge de 15 jours par son oncle et sa tante, habitants de Sarlat. Un père de deux enfants sans emploi stable, condamné à 21 reprises, souvent pour des problèmes de stupéfiants. Qui reconnaît d'ailleurs avoir fait partie d'un trafic d'un drogue, et qui en consommait lui-même.

Ce mardi, suite du procès devant les assises. Avec une journée consacrée à l’audition d’une quinzaine de témoins.

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