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Faits divers – Justice

Procès de la "démembreuse" du canal du Midi à Toulouse : "Ma femme n'est pas un monstre"

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Par , , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le mari de Sophie Masala était entendu ce mercredi devant la cour d'assises de Haute-Garonne. Sa femme est jugée à Toulouse depuis le début de la semaine, accusée d'avoir tué puis démembré sa collègue de travail. L'époux dit n'avoir rien vu et décrit une femme "altruiste, gentille et brave".

L'appartement de Sophie Masala l'accusée
L'appartement de Sophie Masala l'accusée © Maxppp - NATHALIE SAINT AFFRE

Toulouse, France

Est-il possible de vivre à côté d'une meurtrière sans avoir de soupçons ? C'est l'une des questions posée ce mercredi aux assises de Haute-Garonne, à Toulouse, au procès de Sophie Masala. Cette femme de 55 ans est jugée depuis lundi, accusée d'avoir tué puis démembré sa collègue de travail, Maryline Planche. Ce matin, au troisième jour du procès, un collègue proche de la victime a raconté qu'il avait pressenti quelque chose. Dans l'après-midi, c'est le mari de l'accusée qui est venu à la barre et qui lui, dit n'avoir rien vu.

"Une femme altruiste, gentille et brave"

Gianluca Masala s'est présenté avec une chemisette à carreaux, le crâne dégarni, des lunettes carrées devant ses yeux vite emplis de larmes. Avant de parler, il a pris une grande inspiration puis a lâché : "Ma femme n'est pas un monstre. Elle est altruiste, gentille et brave. Elle a bien élevé les enfants. Ce n'est pas Sophie".

Je ne l'écoutais pas vraiment. Comme tous les hommes. — Gianluca Masala

Il assure qu'il ne savait pas pour les 200.000 euros de dette de sa compagne, qui avait été condamnée pour détournement de fonds aux dépens de l'université de Montpellier. Il dit aussi qu'il ignorait qu'elle se prostituait pour rembourser ses dettes, mais il visionnait les films de vidéosurveillance et lorsque la police était intervenue à leur domicile il avait demandé si c'était "pour la caméra cachée". 

"Comme tous les hommes, je ne l'écoutais pas vraiment", explique Gianluca Masala, qui avoue cependant qu'il connaissait le côté mythomane de sa femme. Elle s'inventait une vie, un monde à elle. On rentrait dans son jeu mais nous on arrivait à en sortir."

Le 12 mai 2016, le jour du meurtre, il avait juste trouvé sa femme "plus fatiguée que d'habitude." Et il ajoute avant de s'effondrer en sanglots : "Je suis mort ce jour-là... J'aime ma femme".

"Je ne voulais rien dire à mon mari"

Ce mercredi soir, Sophie Masala a commencé à être entendue à son tour. Elle est revenue sur ses dettes. "Je ne voulais rien dire à mon mari, a-t-elle expliqué. On m'avait déjà dit et répété enfant que je n'étais pas capable." 

L'avocat des parties civiles, Me Cathala, a noté au passage que 200.000 euros de crédit à la consommation quand on gagne déjà 2.000 euros par mois, c'est beaucoup. Il a notamment appuyé sur les nombreux mensonges de l'accusée pour justifier tout cela. Un travail de sape avant d'aborder les faits eux mêmes ce jeudi. Le verdict est attendu vendredi.

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