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Procès de l'agression d'une joggeuse : l'accusé condamné à 15 ans de réclusion criminelle

Valence, France

La cour d'assises de la Drôme a condamné vendredi Cédric à 15 ans de réclusion criminelle. L'homme de 35 ans était accusé du viol et de la tentative de meurtre de Gaëlle, une joggeuse le 17 mars 2014 à Lapeyrouse-Mornay, dans le Nord Drôme.

La cour d'assises de la Drôme à Valence
La cour d'assises de la Drôme à Valence © Radio France - Nathalie Dekeyser

L'avocate générale avait requis 25 ans, une peine élevée mais qui reflétait la sauvagerie des actes de Cédric.

Une pulsion selon l'accusé

Le 17 mars 2014, Gaëlle fait son jogging lorsqu'elle croise un homme a vélo qui lui sourit. L'homme poursuit sa route mais fait demi-tour et percute Gaëlle avec son vélo. La jeune femme, âgée de 34 ans au moment des faits, tombe à terre. L'homme lui saute dessus et la viole. Puis il la pousse dans les ronces et la menace d'un cutter qu'elle ne voit pas : son agresseur lui a appliqué son gilet jaune de travail sur la figure. L'agresseur lui entaille la gorge, puis la frappe, plusieurs coups de poings. Il n'explique pas son geste, mais parle de pulsion.

Une personnalité complexe

Cédric est arrêté le lendemain. Il a 33 ans. Il est installé depuis peu dans la Drôme où il s'est marié et a eu un enfant. Dans le box des accusés, Cédric bredouille plus qu'il ne parle. "Je n'ai pas voulu tuer Gaëlle" est à peu près la seule phrase entière qu'il servira à la cour. Son enfance se partage entre une mère castratrice et un père alcoolique et violent. Il suit des cours dans des écoles spécialisées en raison de sa dyslexie. Il obtient un C.A.P de maçonnerie et continue à vivre chez sa mère. Sa femme aussi est autoritaire, il lui semble totalement soumis. L'avocat de l'accusé insiste sur ces carences affectives. Mais la partie civile refuse de croire à un garçon simplet : il sait très bien mentir quand il croit que ça l'arrange. Son QI est de 112 : "moyen bon" ,dira la psychologue.

L'altération du discernement

La cour retient finalement les deux crimes : le viol et la tentative de meurtre qui a fait débat. Mais à la question : y a-t-il eu altération des facultés mentales de l'accusé au moment des faits, le jury répond oui. La cour le condamne donc à 15 ans de réclusion criminelle, une peine assortie d'une obligation de soins.

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