Faits divers – Justice

Procès de Maurice Agnelet : son ex-femme conteste les révélations du fils

Par Typhaine Morin, France Bleu mercredi 9 avril 2014 à 11:56 Mis à jour le mercredi 9 avril 2014 à 15:00

Guillaume Agnelet accuse son père d'avoir tué sa maîtresse, Agnès Le Roux, en 1977
Guillaume Agnelet accuse son père d'avoir tué sa maîtresse, Agnès Le Roux, en 1977 © MaxPPP/Philippe Chérel

Après le coup de théâtre au procès de Maurice Agnelet qui se tient devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine, Annie Litas, l'ex-femme du meurtrier présumé d'Agnès Le Roux, conteste ce mercredi les déclarations de son fils Guillaume Agnelet. Ce dernier a affirmé lundi que Maurice Agnelet avait confié avoir tué sa maîtresse en 1977.

"Je trouve ça totalement irréaliste et rocambolesque. Je n'ai jamais prononcé ces propos ." Annie Litas, ex-femme de Maurice Agnelet, a formallement contesté les déclarations de son fils, Guillaume, selon lesquelles son ex-mari lui aurait confié avoir tué Agnès Le Roux, sa maîtresse en 1977. La femme de 72 ans s'exprimait ce mercredi par visioconférence depuis Périgueux, devant la cour d'assises d'Ille-et-Vilaine qui statue en appel pour ce troisième procès. 

"Ton père a tué Agnès"

Lundi, Guillaume Agnelet a déclaré à la cour d'assises que quand il avait 16 ans, son père lui aurait dit qu'il savait où se trouvait le corps d'Agnès Le Roux, riche héritière d'un casino niçois, mystérieusement disparue en Italie à la Toussaint 1977. Puis, dans les années 1990, lorsqu'il était étudiant, sa mère lui aurait dit : "Ton père a tué Agnès ." "Je suis sa mère et je le resterai toujours , a réagi ce mercredi Annie Litas, mais je suis totalement démunie face à ces déclarations ", ajoutant même que son fils souffrait de troubles psychiques. 

Réentendu par la cour, de visu cette fois, Guillaume Agnelet a réitéré ses accusations. "Oui je les confirme ", a-t-il déclaré devant ses parents. "Je viens pour retranscrire ce qui depuis près de 30 ans est au plus près de mes souvenirs. Je ne viens pas pour faire la guerre [au reste de la famille, ndlr] ". Guillaume Agnelet a expliqué qu'il s'agissait pour lui d'un choix "cornélien " : "Je savais quelles conséquences ça pourrait avoir ." Suite à ces nouvelles affirmations, les carabiniers italiens ont annoncé mercredi après-midi l'ouverture d'une enquête préliminaire sur le territoire Italien. 

Un autre témoin-clé

Alors que le procès doit s'achever ce vendredi, la cour souhaite entendre un autre témoin : Françoise Lausseure, une autre ex-femme de Maurice Agnelet. Mme Lausseure vit au Mexique et a fait savoir qu'elle refusait de se rendre à l'ambassade de France à Mexico pour y être entendue par visioconférence. Le président de la cour a indiqué ce mercredi que la cour "statuera sur la continuation des débats " après les auditions de la journée. 

L'avocat de Maurice Agnelet, Me François Saint-Pierre, pourrait "demander un renvoi " si l'autre ex-femme ne témoignait pas. Mais un renvoi du procès paraît improbable après près de quatre semaines de procès. 

 

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