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Faits divers - Justice

Procès de Pascal Jardin à Dijon : l'ADN en question

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Par , France Bleu Bourgogne

Le procès en appel de Pascal Jardin, accusé du viol et du meurtre de Christelle Blétry à Blanzy en Saône-et-Loire se poursuit à Dijon. La quatrième journée d'audience a été consacrée aux analyses ADN.

La famille de Christelle Blétry lors du procès en première instance
La famille de Christelle Blétry lors du procès en première instance © Radio France - Faustine Mauerhan

Dijon, France

Christelle Blétry a été tuée en 1996. Mais c'est seulement 18 ans plus tard qu'un suspect a été identifié. Pascal Jardin est jugé en appel à Dijon pour le viol et le meurtre de la jeune femme à Blanzy en Saône-et-Loire. 

L'ADN, la preuve scientifique d'un contact mais pas de la culpabilité

Si Pascal Jardin a pu être identifié aussi longtemps après les faits, c'est grâce aux analyses ADN. Les traces de sperme et de sang retrouvées sur les vêtements et les sous-vêtements de la victime ont été comparées à d'autres empreintes figurant au fichier national automatisé des empreintes génétiques (Fnaeg) et il se trouve qu'elles correspondent à celles d'un homme impliqué dans une autre affaire d'agression sexuelle : Pascal Jardin. 

Pendant toute la matinée, l'expert en analyses génétiques a expliqué à la Cour, à l'aide de schémas pédagogiques projetés sur un écran blanc, comment on analyse l'ADN, ce que veulent dire les empreintes, et comment des cellules se retrouvent sur un vêtement par exemple. Il affirme que le seul ADN masculin retrouvé sur les vêtements neufs de Christelle Blétry est celui de Pascal Jardin. "Comment expliquez-vous cela ?", lui demande le Président du tribunal. "Parce que j'ai eu un rapport sexuel avec elle, et que je ne pense pas qu'elle en ait eu d'autres dans la soirée", répond Pascal Jardin. Mais s'il n'est pas le meurtrier comme il l'affirme, comment se fait-il qu'on ne retrouve pas l'ADN d'un autre homme sur les vêtements ? _"_Je ne l'explique pas, je peux pas causer à la place de quelqu'un d'autre, c'est impossible." 

L'ADN prouve que Pascal Jardin et Christelle Blétry ont bien eu une relation sexuelle, ce que reconnaît l'accusé, mais ne dit rien  non plus sur la manière dont s'est déroulée cette relation, et si elle était contrainte ou consentie. Les avocats de la défense se sont aussi interrogés sur la possible contamination de certains vêtements de Christelle Blétry, mis sous scellé dans le même sachet. 

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