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Procès des "amants diaboliques" : 30 ans de réclusion criminelle pour les deux accusés

Par Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu mercredi 14 septembre 2016 à 20:00

Le procès a duré trois jours devant la Cour d'assises de la Marne à Reims.
Le procès a duré trois jours devant la Cour d'assises de la Marne à Reims. © Radio France - Sophie Constanzer

Jugés pour l'assassinat de Julien Thévenet, un militaire tué de 7 coups de pioche chez lui à Somme-Suippe dans la Marne en janvier 2014, Sophie Richard et Sébastien Chantereau ont été condamnés ce mercredi à Reims à 30 ans de réclusion criminelle.

Surnommés "les amants diaboliques", Sophie Richard et son ancien amant Sébastien Chantereau ont été condamnés ce mercredi 14 septembre à 30 ans de réclusion criminelle  par la Cour d'assises de la Marne à Reims. C'est la peine qui avait été requise un peu plus tôt dans la journée, par l'avocate générale à l'encontre des deux accusés, pour le crime sauvage de Julien Thévenet, un militaire de la Base Aérienne 113 de Saint Dizier découvert mort tué à coups de pioche le 24 janvier 2014 chez lui à Somme-Suippe dans la Marne. Sophie Richard et Sébastien Chantereau était jugés depuis lundi pour assassinat et complicité d'assassinat.

L'épouse de la victime Sophie Richard instigatrice du crime ? 

L'épouse de la victime, Sophie Richard, a reconnu avoir versé des somnifères le soir du crime dans le pastis de son mari, tandis que son ancien amant Sébastien Chantereau a donné les 7 coups de pioche mortels. Mais Sophie Richard a nié pendant le procès avoir été l'instigatrice du crime; elle a même dit ne plus se souvenir. Or selon l'avocate générale, la culpabilité de Sophie Richard ne fait pas de doute, considérant la femme de la victime comme la "tête pensante".

Pas de doute non plus pour le père de la victime, Julien Thévenet, qui décrit l'ex épouse de son fils comme une "femme froide, sans décence, obsédée par l'argent". "Aujourd'hui mon fils n'occupe pas ses journées à faire du dessin comme Sophie... lui il a pris perpète pour de vrai. Mon parloir à moi c'est le cimetière", a raconté le père de famille à la barre au deuxième jour de procès mardi.

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