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Dossier : Procès des attentats de janvier 2015

Procès des attentats de janvier 2015 : la connexion ardennaise des frères Kouachi

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Plus de 5 ans après les attentats de janvier 2015, 14 accusés sont jugés à partir de ce mercredi 2 septembre devant une cour d'assises spéciale pour leur complicité avec les auteurs des attaques terroristes contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher. Deux ardennais sont dans le box des accusés.

Sur l'immeuble des anciens locaux de Charlie Hebdo, le portrait des victimes de l'attentat du 7 janvier 2015
Sur l'immeuble des anciens locaux de Charlie Hebdo, le portrait des victimes de l'attentat du 7 janvier 2015 © Radio France - Rémi Brancato

Parmi les quatorze accusés qui sont jugés à partir de ce mercredi 2 septembre devant une cour d'assises spéciale, deux ardennais sont soupçonnés d'avoir aidé logistiquement les frères Kouachi, lors de l'attaque qui a visé le journal satirique Charlie Hebdo le 7 janvier 2015. Les frères Kouachi dont l'aîné Saïd, habitait à Reims dans le quartier Croix rouge : c'est de là qu'il était parti pour rejoindre à Paris son frère Chérif le matin du 7 janvier 2015, avant d'abattre 12 personnes dans les locaux du journal. 

Le volet "armes" du procès des attaques de janvier 2015 

Plutôt considérés comme des "seconds couteaux", les ardennais Abdelaziz Abbad et Miguel Martinez sont poursuivis pour "association de malfaiteurs terroriste criminelle". A l'époque des faits, ils vivent et travaillent à Charleville-Mézières. Garagistes et associés pour reprendre une entreprise de pneus en 2014,  ils sont connus à Charleville-Mézières essentiellement pour des affaires de trafic de drogues, mais pas que... Abdelazziz Abad, 36 ans, purge actuellement une peine de 25 ans de réclusion criminelle puisqu'il a été condamné pour l'assassinat de Jaouel Rondeau, abattu dans un café du quartier de la Ronde Couture à Charleville-Mézières en juin 2014. Miguel Martinez, 38 ans, possède lui 20 condamnations au casier judiciaire. 

L'ADN des deux accusés n'a pas été retrouvé sur les armes des auteurs de la tuerie dans les locaux de Charlie Hebdo mais ils semblent bien être la connexion locale de l'aîné des frères Kouachi Saïd, qui habite Reims et qui vient régulièrement à Charleville pour voir sa belle famille. Car son épouse, tout comme l'épouse de Chérif Kouachi, est originaire de Charleville-Mézières. Aux enquêteurs en 2015, l'une des épouses des frères Kouachi souligne d'ailleurs : "Charleville-Mézières est une petite ville, tout le monde se connaît". L'épouse de Saïd Kouachi est une amie de collège d'Abdelaziz Abbad, qui deviendra un caïd du quartier de la Ronde Couture. 

Une cache d'armes à Revin 

Saïd Kouachi cherche en 2014 à se fournir en kalachnikov, en pistolets automatiques et en gilets pare balle. Et c'est l'étude des lignes téléphoniques qui a permis de remonter jusqu'à Abdelaziz Abbad et Miguel Martinez. A lui seul, Abbad aurait été en contact avec Ali Riza Polat -considéré comme le principal complice des attentats de janvier 2015- à plusieurs reprises les mois précédents l'attaque. Tandis que Martinez aurait eu des contacts réguliers avec un garagiste à Charleroi en Belgique, fournisseur d'armes, jusqu'au matin même du 7 janvier 2015, jour de l'attaque à Charlie Hebdo. 

L'enquête a permis de mettre à jour une dizaine d'allers retours entre Charleville et Charleroi durant les semaines et les mois précédant janvier 2015, et des entrevues ont bien eu lieu chez ce garagiste Metin Karasular, lui aussi sur le banc des accusés. Abbad et son comparse Martinez auraient donc servi d'intermédiaires pour trouver des armes et les faire transiter. Un sac d'armes aurait même été stocké dans les Ardennes à Revin, dans le garage d'une maison qui appartenait à Miguel Martinez. 

Reste à savoir si les deux ardennais étaient au courant du projet terroriste des frères Kouachi ou d'Amedy Coulibaly. Miguel Martinez affirme ne pas connaître Saïd Kouachi mais simplement l'avoir vu, et reconnu ensuite sur une photo au moment de l'enquête. Abdelaziz Abbad et Miguel Martinez encourent 20 ans de réclusion criminelle. Le procès pour les attentats de janvier 2015 doit se tenir jusqu'au 10 novembre. 

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