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Procès des "décrocheurs" de portraits de Macron à Nancy : la peine de 200€ d'amende requise

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Le tribunal correctionnel de Nancy rendra son jugement le 3 juillet dans l'affaire des "décrocheurs" de portraits d'Emmanuel Macron. Quatre prévenus sont poursuivis notamment pour "vol en réunion" et "recel de vol". Le procureur de la République a requis une peine de 200 euros d'amende chacun.

Une vingtaine de militants sont venus soutenir les quatre prévenus devant la cité judiciaire de Nancy.
Une vingtaine de militants sont venus soutenir les quatre prévenus devant la cité judiciaire de Nancy. © Radio France - Marie Roussel

Après un premier report en octobre 2019, le procès des quatre "décrocheurs" de portraits d'Emmanuel Macron s'est tenu ce vendredi 26 juin, devant le tribunal correctionnel de Nancy. Les prévenus sont poursuivis pour "vol en réunion", "tentative de vol en réunion", "recel de vol" et "refus de se soumettre au prélèvement biologique".

Une action politique

Les faits remontent au 3 juillet 2019. Une quinzaine d'écologistes s'introduisent dans plusieurs mairies de Meurthe-et-Moselle pour y décrocher le portrait officiel du président de la République. Une action qui s'inscrit dans le cadre du mouvement nationale "Décrochons Macron", visant à dénoncer "l'inaction du gouvernement" dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce jour-là, les militants repartent avec cinq tableaux, ceux des mairies de Richardménil, Chaligny, Messein, Maxéville et Pulnoy. 

Pour les prévenus, il ne s'agit pas de "vols" mais de "réquisitions", l'objectif étant de rendre les portraits une fois que le gouvernement aura agi en faveur de l'environnement. Durant l'audience, les prévenus qualifient plusieurs fois leur action de "non-violente", "symbolique" et "légitime". "On a fait cela pour lancer l'alerte, avec pour but de dénoncer l'écart entre les paroles et les actes du gouvernement qui n'agit pas à la hauteur des enjeux du réchauffement climatique," déclare Virginie Hacquard, poursuivie notamment pour vol en réunion. 

Devant les juges, l'avocat Maître Grégoire Niango souligne le fait que ses clients n'ont pas de casier judiciaire et qu'aucune commune ne s'est constituée partie civile dans cette affaire. "Ce n'est pourtant pas un crime d'avoir des convictions profondes !" s'est-il exclamé, appelant le tribunal à prononcer la relaxe. Le procureur de la République a requis 200 euros d'amende à l'encontre de chaque prévenu. Le tribunal rendra sa décision le 3 juillet prochain.

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