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Procès des SDF à Niort : la défense demande aux jurés de juger "en humanité"

Les débats touchent à leur fin aux assises des Deux-Sèvres dans le "procès des SDF". Les réquisitions et les plaidoiries de la défense se sont déroulées ce lundi. Le verdict est attendu ce mardi.

Maître Lionel Béthune de Moro et maître Guillaume Tilleau représentent deux accusés de ce procès
Maître Lionel Béthune de Moro et maître Guillaume Tilleau représentent deux accusés de ce procès © Radio France - Noémie Guillotin

Des peines allant de huit ans à la réclusion criminelle à perpétuité avec période de sûreté de 22 ans ont été requises par l’avocat général ce lundi 16 novembre dans le "procès des SDF". Il s'agit de la peine maximale pour les deux principaux accusés, Thierry N. et Loan M. mis en cause pour quatre meurtres barbares à Niort en 2016.

Aux jurés, maître Guillaume Tilleau, l'avocat de Thierry N. demande de juger "en humanité face à des accusés qui en ont tant manqué". Oui il y a les faits "plus que graves, insupportables, des violences abominables" mais il y a aussi la personnalité de son client âgé de 38 ans "bien plus complexe que ce que l'on veut présenter". Cette "vie cassée. Je ne parle pas d'enfance malheureuse mais de ruptures chroniques". Maître Tilleau pour qui il y a chez Thierry N. une "altération du discernement", s'appuyant sur le rapport d'un des experts.

Il a encore un avenir

La vie cassée, c'est aussi ce que décrit maître Eva Dion, l'avocate de Loan M. Né dans un bidonville au Brésil, adopté à l’age de 7 ans, il "cherche des repères dans la noirceur de la rue, c’est comme ça que l’effet de groupe se crée avec Thierry N.".  Loan aujourd'hui âgé de 24 ans "assume" dit-elle mais il a "suivi" Thierry N. Un accusé tête baissé tout au long du procès parce qu’il fait "fait profil bas, ravagé par la honte et la culpabilité"

Le maximum est demandé pour les deux hommes mais leurs avocats alertent sur les peines d'"élimination", d'"exclusion". A propos de Loan M. "Il a encore un avenir j’espère que vous lui tendrez une main" dit l'un d'eux.

16 ans et 20 ans de réclusion requis contre Christophe M. et Loïc C.

Plus tôt dans l'après-midi, ce sont les avocates de Loïc C. qui prennent la parole. Leur client est mis en cause dans deux des quatre meurtres. 20 ans de réclusion avec une peine de sûreté de deux tiers ont été requis à l'encontre de cet homme de 34 ans, "déficient mental". Son conseil maître Lynda Sabilellah assure qu'"il n'a jamais eu l'intention de tuer Malik Y. et Vincent P.". Elle estime qu'il y a non pas un trio mais "un duo criminel. On utilise des pions. Aux échecs c’est la pièce la plus faible donc on va utiliser les plus faibles. Et le pion ne peut pas reculer"

"Il ne faut surtout pas les mettre dans le même sac", insiste de son côté maître Stéphanie Brémaud, conseil de Christophe M. accusé dans le premier meurtre et pour lequel l'avocat général a demandé 16 ans de réclusion. "16 ans ça ne correspond ni aux faits, deux gifles et deux coups de poing, ni à la personnalité " de cet accusé de 41 ans.     

Peine de prison demandée aussi pour Gilbert R., celui qui a parlé

Enfin il y a Gilbert R., le plus vieux des accusés, 60 ans. C’est lui qui dénonce les faits à la police, un acte salué plusieurs fois pendant ce procès, y compris par des parties civiles. "Peut-être a-t-il évité qu’il y ait d’autres meurtres à commencer par le sien mais ce n’est pas un acte de courage, c’est un acte de trouille", estime l’avocat général qui requiert huit ans de réclusion. Gilbert R. a reconnu avoir mis "trois claques", à Vincent P. "Il fallait donner l’apparence qu’il était du côté des forts", explique maître Julie Péchier. "Il est facile de lui reprocher d’avoir été lâche", estime son autre conseil maître Lionel Béthune de Moro. "Il a été lâche parce qu’il a eu peur pour sa vie. Qu’aurions-nous fait ?"

Le verdict est attendu ce mardi, les jurés vont devoir répondre à 89 questions.

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