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Faits divers – Justice

Procès des voleurs de dalles de Bourgogne : des peines de prison et une relaxe

mercredi 10 janvier 2018 à 18:08 Par Jacky Page, France Bleu Auxerre et France Bleu Bourgogne

Le procès des auteurs d’une longue série de vols de dalles de Bourgogne s’est refermé ce mercredi après-midi à Dijon. Le tribunal a prononcé huit peines de prison ferme, une autre avec sursis, et l’entrepreneur vosgien poursuivi pour recel bénéficie d’une relaxe au bénéfice du doute.

Salle d'audience à la cité judiciaire de Dijon
Salle d'audience à la cité judiciaire de Dijon © Radio France - Jacky Page

Dijon, France

De septembre 2015 à novembre 2016, la bande avait écumé plusieurs départements et essentiellement la Côte-d’Or, en quête de dalles de Bourgogne, de margelles de puits et de planchers qui avaient été démontés dans des résidences secondaires, des lavoirs, des chapelles.

Huit hommes d’un camp de gens du voyage situé en Haute-Marne ont été condamnés à des peines de prison ferme allant de quatre mois à trois ans. La mère d’un prévenu, poursuivie pour blanchiment, écope d’une peine d’un an d’emprisonnement avec sursis. De l’argent issu de la revente des biens volés avait été encaissé sur son compte bancaire. Les parties civiles par ailleurs se verront verser des dommages et intérêts.

Relaxe pour le présumé receleur

Le coup de théâtre concerne le dixième prévenu, patron d’une entreprise de revente de matériaux anciens, qui dans les Vosges avait acheté sans sourciller tout ce que les voleurs lui apportaient. Il était poursuivi pour recel. Le ministère public n’avait pas été clément à son égard, considérant qu’il ne pouvait ignorer la provenance illicite de la marchandise qui lui était livrée par la bande. Une peine de douze mois de prison avait été requise à son encontre, avec en prime l’interdiction d’exercer le commerce des biens d’occasion pendant dix ans.

Son avocate, Maître Béatrice Founès, du barreau d’Épinal, a plaidé la relaxe au bénéfice du doute. « Ce n’est pas parce qu’on achète beaucoup qu’on achète mal », a-t-elle lancé, pour démonter l’argument selon lequel la livraison totale de 270 tonnes de dalles de Bourgogne aurait dû alerter l’entrepreneur. Huit personnes qui chinent tous les jours et vont démarcher les particuliers, rapportent forcément beaucoup de matériaux. « Les dalles de Bourgogne sont très recherchées, mais elles ne sont pas rares, on les a fabriquées pendant trois siècles ». S’il avait voulu couvrir des vols, il aurait cherché à dissimuler ses achats, au lieu de les consigner sur ses registres, qui ont par ailleurs été bien utiles aux enquêteurs pour confondre les malfaiteurs. Et il aurait payé la marchandise à vil prix, au lieu de l’acheter plus cher que ses concurrents.

Des propos qui ont fait mouche. Le chef d’entreprise est relaxé au bénéfice du doute.