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Faits divers – Justice

Procès du blablacar mortel dans la Vienne : les familles de victimes soutiennent le prévenu

jeudi 31 mai 2018 à 19:28 Par Baudouin Calenge et Rivière Isabelle, France Bleu Poitou

A Poitiers, beaucoup d'émotion au procès d'un jeune conducteur Blablacar, auteur d'un accident mortel en 2016 dans la Vienne. Chose inoüie : les familles de victimes ont soutenu le prévenu et sa compagne.

Illustration
Illustration © Maxppp - Maxppp

Poitiers, France

Vive émotion au palais de justice de Poitiers ce jeudi après-midi. Un jeune automobiliste de 21 ans comparait devant le tribunal correctionnel pour avoir provoqué un accident mortel lors d'un blablacar. C'était le 30 septembre 2016 sur la nationale 147, à Lathus St Rèmy. Ce soir là, il est avec sa compagne et il ramène deux jeunes de 17 et 22 ans qu'il a pris en blablacar.

C'est en essayant de régler son siège, qu'il perd le contrôle

En ligne droite, il essaie de régler son siège, mais ce geste simple lui fait perdre le contrôle de la voiture. cette dernière se fracasse contre deux arbres. A l'arrière, les deux passagers sont tués sur le coup. Sur le siège avant passager, sa compagne est très grièvement blessée. Lui s'en sort indemne. Mais il est marqué à vie. "Il y a tant à dire mais les mots sont tellement vides de sens", explique-t-il entre deux sanglots à la barre. 

Des familles de victimes qui soutiennent le prévenu

Il est tellement bouleversé et hanté par cet accident qu'à un moment le grand-père de Chloé, l'une des victimes, se précipite à la barre pour soutenir le jeune conducteur et  lui tapoter l'épaule. Car dans ce procès très digne, aucune haine ni esprit de vengeance, expriment les familles de victimes. "C'est pas un pardon" ajoute dans la foulée le père d'Antonin, le jeune de 17 ans tué ce soir là,  car "pour moi il n'y a pas de culpabilité". Des familles effondrées mais solidaires du jeune et de sa compagne. 

Dans ce procès décidément inédit, le procureur ne requiert pas de peine laissant au tribunal le soin de l'apprécier lui-même ce cas. Les magistrats l'ont finalement condamné à 4 mois de prison avec sursis.