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Faits divers – Justice
Dossier : Incendie du Cuba Libre à Rouen : le procès

Procès du Cuba Libre à Rouen : une cellule d'aide psychologique pour les familles

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Par , France Bleu Normandie (Seine-Maritime - Eure)

Un dispositif exceptionnel est mis en place durant toute la durée du procès des gérants du Cuba Libre, à Rouen, où 14 personnes ont péri dans un incendie en 2016. Psychologues et bénévoles de l'A.V.I.P.P., l'association d'aide aux victimes, se tiennent à disposition des familles en cas de besoin.

Serge Balacheff, le président de l'A.V.I.P.P., l'association d'aide aux victimes.
Serge Balacheff, le président de l'A.V.I.P.P., l'association d'aide aux victimes. © Radio France - Christine Wurtz

Le procès des deux gérants du Cuba Libre reprend ce lundi matin devant le tribunal correctionnel de Rouen. Nacer et Amirouche Boutrif sont jugés depuis lundi dernier pour "homicides involontaires aggravés", pour avoir provoqué la mort de 14 personnes en août 2016, quand le sous-sol de leur établissement aménagé en dancing a pris feu. Ce lundi matin, les derniers avocats des parties civiles vont plaider avant les réquisitions du procureur puis les plaidoiries de la défense. Une semaine éprouvante s'achève pour les familles des victimes qui ont pu bénéficier du soutien d'une cellule psychologique tout au long du procès. Un dispositif mis en place par l'A.V.I.P.P., le bureau d'aide aux victimes. 

Quatre psychologues et trois bénévoles en permanence

Quatre psychologues et trois bénévoles de l'association sont en alerte toute la journée et depuis le début du procès, ils mènent une quinzaine d'entretiens chaque jour. Des entretiens en privé, ou plus informels autour d'un café ou d'une cigarette, pour évacuer le trop plein d'émotions dans les moments difficiles. "Il y a de la tristesse, de la colère, de la souffrance, de l'angoisse ou des craintes" explique le directeur David Delaunay. 

Philippe Casaert est bénévole à l'A.V.I.P.P. Il assiste aux débats et repère très vite ceux qui craquent : "Je suis dans la salle et dès que je vois qu'il y a nécessité, je peux intervenir. Un café, on discute un peu et si c'est nécessaire on propose l'aide d'une psychologue". 

Leur seule présence est un soutien pour les proches comme Stéphane, qui a perdu son ami Zach dans l'incendie : 

"Je me disais, est ce que j'ai le droit d'être mal, de me mettre à pleurer vis à vis de toutes ces familles qui sont dans la détresse depuis plus de trois ans" - Stéphane, un ami de Zach

Une aide précieuse pour passer l'épreuve du procès, même si la plupart des parents des 14 victimes bénéficient presque tous d'un suivi psychologique au long cours.

Le reportage de Christine Wurtz

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