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Dans les rues de Strasbourg, ce mardi soir.

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Faits divers – Justice

Procès du jihadisme de Lunel : un prévenu relaxé, de cinq à sept ans ferme pour les autres

vendredi 13 avril 2018 à 16:25 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault et France Bleu

Cinq Lunellois étaient jugés pour terrorisme par le tribunal correctionnel de Paris qui a rendu son jugement ce vendredi. Relaxe pour un des prévenus, de cinq à sept ans de prison ferme pour les autres. C'est le dossier emblématique appelé "la filière jihadiste de Lunel".

Une relaxe et des peines allant de 5 à 7 ans ferme pour les autres (illustration)
Une relaxe et des peines allant de 5 à 7 ans ferme pour les autres (illustration) © Maxppp -

Lunel, France

Saad Belfilalia

L'avocat de Saad Belfilalia avait plaidé la relaxe devant le tribunal correctionnel de Paris devant lequel ont comparu cinq Lunellois pour association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes. Deux d'entre eux devaient également répondre de financement d'une entreprise terroriste.

Me Joseph Hazan a convaincu le tribunal. Toutes les charges ont été abandonnées contre Saad, 29 ans. Il lui était principalement reproché d'avoir transmis 190 euros à son frère, premier Lunellois à être parti en Syrie en octobre 2013. Et d'avoir conduit sa belle-sœur à l'aéroport alors qu'elle retournait sur place.

La procureure de la République avait requis quatre ans de prison dont deux ans ferme.

Hamza Mosli

Hamza Mosli, 29 ans, est condamné à sept ans de prison ferme accompagné d'une peine de sûreté des deux tiers. Le parquet avait requis 9 ans, "réquisitions délirantes" selon son avocat, Me Martin Pradel, qui avait pour sa part demandé "une peine un peu juste".

Considéré par les enquêteurs comme le personnage central du groupe, il a été en contact avec tous les Lunellois candidats au jihad. Ses deux petits frères sont morts là-bas. La présidente a estimé qu'il "a joué un rôle moteur dans les décisions de certains de partir vers des groupes terroristes dans la zone irako-syrienne".

Jawad Salih

Comme pour Hamza Mosli, la peine dont écope Jawad Salih, 34 ans, est un peu plus légère que celle qui avait été demandée par la procureure : cinq ans au lieu de sept ans. Il comparaissait libre mais vu le temps qu'il a déjà passé derrière les barreaux, il ne devrait pas retourner en prison.

La présidente a pointé "une responsabilité extrêmement importante" pour cet homme de 34 ans qui a "encouragé, légitimé les départs" en animant les assises, des réunions religieuses au cours desquelles il faisait l'apologie du jihad. Mais dans le même temps, elle a aussi considéré que son évolution est encourageante.

Adil Barki

Adil Barki, 39 ans, a toujours reconnu avoir séjourné pendant 5 semaines en Syrie, au sein du groupe Jaish-e-Mohammed, l'Armée de Mohamed. Déclaré inapte au combat par l'émir à cause de ses violentes crises d'angoisse, il était cantonné aux tâches d'intendance. Il écope de cinq ans au lieu des six ans requis par le parquet.

Ali Abdoumi

Une peine revue à la baisse également pour Ali Abdoumi, 47 ans : sept ans au lieu de huit, avec deux tiers de sûreté alors que son avocat avait plaidé la relaxe.

Malgré des écoutes téléphonique et des témoignages accablants il a toujours nié être allé en Syrie avec ses deux filles de 11 ans et 8 ans. En raison notamment de ses dénégations persistantes, la présidente s'est interrogée "sur son devenir et sa dangerosité".