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Faits divers – Justice

VIDÉO - Procès du Mediator : l'association lorraine d'aide aux victimes n'attend pas grand chose

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Le procès du Mediator, ce médicament à l'origine de la mort de centaines de personnes, débute ce lundi à Paris, dix ans après le retrait du médicament. Les victimes lorraines du Mediator semblent désabusées après une procédure longue et difficile.

Le procès du Mediator doit durer six mois
Le procès du Mediator doit durer six mois © Radio France - Jean-Philippe Deniau

Neufchâteau, France

Le coup d'envoi d'un procès retentissant ce lundi à Paris, celui du Médiator, ce médicament des laboratoires Servier retiré du marché en 2009 et tenu pour responsable de la mort de centaines de patients pendant les 33 ans de sa commercialisation. Il pourrait être responsable à terme de 500 à plus de 2.000 morts.

Le Mediator, présenté comme un adjuvant au régime du diabète mais largement prescrit comme coupe-faim, est à l'origine de graves lésions cardiaques. Onze personnes morales et douze personnes physiques vont comparaître pendant six mois. Procès notamment pour tromperie aggravée. Il y a 4.000 victimes représentées. 

Des malades découragés

Le procès arrive dix ans après le retrait du médicament du marché suite aux révélations du docteur Frachon. La procédure a duré, et l'association lorraine d'aide aux victimes du Mediator qui a compté jusqu'à 250 adhérents est un peu tombée en désuétude reconnaît son président Alain Bonnet, 64 ans, installé à Neufchâteau : 

"Pour comprendre la justice, il faut être rôdé. Pour le commun des mortels, ce n'est pas évident. On se décourage facilement [...] Les gens se sont découragés, j'ai même eu le sentiment que les adhérents ne me croyaient pas [...] J'ai peur que ce soit encore très long. Il y a le procès, il y aura l'appel, la cassation. On sera tous décédés au verdict final. Servier aura gagné sur toute la ligne."

Ce procès, Alain Bonnet va le suivre. Ce retraité de 64 ans n'a pas contracté de maladies liées à la prise du Mediator pendant 15 ans mais il veut faire reconnaître son préjudice d'anxiété. Sans trop y croire : 

"Les laboratoires Servier sont entourés de brillants avocats, qui retardent la procédure. La première des choses que ces gens-là vont faire, c'est trouver une parade, j'ai la conviction que ce procès sera renvoyé."

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