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Procès du Mediator : "Une sanction ferme et lourde" demandée par l'avocat bordelais de 2.600 victimes

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Par , France Bleu Gironde, France Bleu

Maître Jean-Christophe Coubris va plaider ce lundi dans le procès du Mediator, au nom des parties civiles. Il représente plus de 2.500 victimes. L'avocat bordelais, dont le cabinet est spécialisé dans les dommages corporels, se confie sur cette affaire hors normes.

Jean-Christophe Coubris, à gauche, derrière les piles de dossiers de l'affaire du Mediator.
Jean-Christophe Coubris, à gauche, derrière les piles de dossiers de l'affaire du Mediator. © Maxppp - Lartigue Stephane

Le procès au pénal du scandale sanitaire du Mediator s'est ouvert en septembre dernier à Paris. Ce médicament fabriqué par les laboratoires Servier, retiré de la vente depuis 2009, est tenu pour responsable de centaines de décès et de lésions cardiaques sévères. Les audiences, suspendues mi-mars pour cause d'épidémie de coronavirus, ont repris le 2 juin. L'avocat bordelais Jean-Christophe Coubris, qui va plaider ce lundi, représente plus de 2.500 victimes avec le cabinet Coubris, Courtois et Associés. Il répond aux questions de France Bleu Gironde.

France Bleu Gironde : vous êtes spécialisé dans les dommages corporels. Le procès du Mediator, c'est pour vous, avocat, quelque chose d'inédit dans ce domaine ?

C'est un procès historique, de par le nombre de victimes, plus de 6.000. Notre cabinet en représente 2.600. C'est historique aussi car c'est une des premières fois où l'on peut espérer la condamnation d'un laboratoire pharmaceutique. Et malheureusement, c'est historique par le nombre de morts, des centaines.

Ces victimes que vous représentez, qu'attendent-elles du procès ?

Certaines espèrent la fermeture du laboratoire au moins sur le territoire français. Mais la première des attentes, c'est la reconnaissance de leur statut de victimes. Elles l'attendent depuis plus de dix ans. Dans ce contexte, on souhaite naturellement entendre des mots d'excuse, de pardon. Malheureusement, ils n'ont que été susurrés à la barre. On a reconnu, mais qu'à moitié seulement. On s'est excusé du bout des pieds et c'est fort détestable pour les victimes qui en attendaient davantage. On souhaite une sanction ferme, lourde. Une condamnation serait déjà un premier pas. 

Vous dites espérer une condamnation : quelles sont vos raisons d'y croire ?

Ce qui me donne de la confiance, c'est l'attitude absolument odieuse du président de ces laboratoires. Pendant plus de 33 ans, il a laissé se vendre un médicament dont il ne pouvait ignorer le danger (...) et il est allé tellement loin, beaucoup trop loin, que je ne vois pas comment les laboratoires Servier ne pourraient pas être condamnés.

Le calendrier du procès a été bouleversé par la crise sanitaire, comment avez-vous vécu ces mois de pause imprévue ?

Nous étions quatre jours par semaine en présence des laboratoires Servier, de leurs conseils, dans une ambiance tout à fait particulière. La crise sanitaire a un peu cassé ce rythme. D'un autre côté, je ne vous cache pas que cette procédure est un marathon et que cette pause a sûrement fait du bien à tout le monde. Cela nous a permis d'être parfaitement prêts pour les audiences à venir. 

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