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Dossier : Meurtre d'Adrien Perez

Procès du meurtre d'Adrien Perez : les accusés s'expliquent sur les faits

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Par , France Bleu Isère, France Bleu

Le procès des meurtriers présumés d'Adrien Perez, le 29 juillet 2018, à la sortie de la boite le Phoenix, de Meylan, entre dans sa deuxième semaine. L'audience d'aujourd'hui est consacrée à la version des faits de chaque accusé. Premier à être interrogé, Yannis El Habib.

De gauche à droite, Maitres Charle, Forest et Fort, avocats des frères El Habib
De gauche à droite, Maitres Charle, Forest et Fort, avocats des frères El Habib © Radio France - Véronique Pueyo

Ce matin, la cour a interrogé Yanis El Habib, celui qui, selon ses propres mots, est le déclencheur du drame. Ce jeune de 22 ans a réponse à tout et semble s'adapter aux images filmées de la rixe mortelle, projetées à l'audience.

Œil pour œil

Son père lui a appris à se défendre s'il est attaqué, oeil pour oeil, dent pour dent. Et Yanis El Habib a bien retenu la leçon. Il raconte que dans le sas de la discothèque, avant de partir, il discute tranquillement avec Charlotte, du groupe d'Adrien, il l'a repérée sur les réseaux sociaux.

L'altercation a débuté dans le sas de la boite de nuit
L'altercation a débuté dans le sas de la boite de nuit © Radio France - Véronique Pueyo

Mais Thibault Joffre ose interrompre cet échange badin, car il doit ramener Charlotte chez elle. "Je l'ai mal pris. Je suis senti humilié", reconnait l'accusé. "Je lui ai dit : qu'est-ce tu veux. Il m'a étranglé jusqu'au sang." "C'est un peu exagéré" lui fait remarquer la présidente. "Vous n'aviez qu'une petite griffure au cou."

Je le cherchais pour le frapper - Yanis El Habib, à propos de Thibault Joffre

"Après, j'ai fait semblant de me calmer pour que le videur me laisse partir, mais moi, je voulais retrouver le t-shirt blanc. Je l'appelais comme ca, à l'époque, car je ne connaissais pas son nom. Je voulais me battre avec lui. J'étais énervé, j'avais bu une bouteille de vodka. Younès le savait et a voulu me protéger."

Durant ce long interrogatoire, Yanis El Habib répète en boucle : "Je n'avais pas de couteau, je ne savais pas que mon frère en avait un."

En regardant les images, j'ai honte - Yanis El Habib

"Quand je revois la scène, j'ai honte. Mais à l'époque, j'étais sûr d'avoir raison. On m'avait insulté, humilié. Aujourd'hui, je sais que c'était une grosse erreur", lâche-t-il d'une voix monocorde.

Vue de la salle d'audience de la cour d'assises de l'Isère
Vue de la salle d'audience de la cour d'assises de l'Isère © Radio France - Véronique Pueyo

La présidente insiste. "Pourquoi frapper Thibault Joffre à la tête alors qu'il est a terre, pourquoi frapper au visage Mathieu Porte d'un coup de pied sauté à la tête, et une femme, Joséphine, et pourquoi avez-vous frappé Adrien ! Ce n'était pourtant pas lui que vous visiez. Il a été frappé par votre frère et vous lui avez porté le dernier coup, avant qu'il ne s'effondre, mortellement touché."

Je n'avais pas de couteau et je ne savais pas que mon frère en avait un

"Je l'ai frappé au visage et je n'avais pas de couteau" affirme de nouveau Yanis El Habib. Et il ajoute : "Je ne peux plus regarder ces images. Je culpabilise, j'ai de gros regrets. Faut pas croire que cela ne me fait rien. Quand j'ai frappé Adrien Perez, je l'ai regardé dans les yeux."

"Et qu'est-ce que vous avez vu dans les yeux d'Adrien ? Dites-le avec votre cœur", lui demande Maitre Dreyfus, qui représente la famille Perez. "Je ne sais pas" répond Yanis El Habib, qui semble incapable d'exprimer des sentiments ou des émotions.

Adrien Perez était venu fêter ses 26 ans avec ses amis au Phoenix
Adrien Perez était venu fêter ses 26 ans avec ses amis au Phoenix -

Je le regretterai toute ma vie -Yanis El Habib aux parties civiles

À la question de l'avocat général : "Qu'avez-vous à dire aux parties civiles ?" Yanis El Habib répond : "Je ne veux pas leur manquer de respect. Je suis désolé. Je le regretterai toute ma vie. Je sais qu'ils ne me croient pas mais je suis sincère", lâche l'accusé en jetant un regard en direction des parents d'Adrien Perez et de sa sœur. Ces derniers ne bronchent pas et fixent la cour, droit devant eux.

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