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Faits divers – Justice DOSSIER : Kévin et Sofiane, tués pour un simple regard

Procès du meurtre de Kévin et Sofiane : en cas de retard, une septième semaine, "au cas où"

vendredi 13 novembre 2015 à 9:33 Par Xavier Demagny, France Bleu Isère, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Le procès des meurtriers présumés de Kevin et Sofiane a été retardé jeudi à la cour d’assises de Grenoble, en raison du blocage de la prison d’Aiton (Savoie). Il pourrait l’être à nouveau à cause du mouvement de grève national des gardiens, lundi. En cas de retard, une septième semaine est prévue.

Les débats sont prévus pour durer 6 semaines.
Les débats sont prévus pour durer 6 semaines. © Radio France - Denis Souilla

Grenoble, France

Le calendrier prévisionnel dressé prévoit effectivement une semaine supplémentaire, "au cas où", pour déborder, si les débats prennent trop de temps. On en est pas encore là pour l'instant, mais le procès des meurtriers de Kévin et Sofiane pourrait prendre du retard, et s'étendre un peu plus que sur les six semaines prévues initialement.  

Le long examen des personnalités retardé

Depuis dix jours, le 2 novembre, et l'ouverture du procès la cour examine les personnalités des douze accusés. Ce jeudi, tout ceux qui sont incarcérés ont du attendre dans les geôles du Palais de justice une bonne partie de la journée, pendant que les témoins, les avocats et la cour patientaient entre la salle d'audience et la salle des pas perdus. 

Jusqu'au déblocage de la situation à la prison d'Aiton, en Savoie, où trois des accusés sont incarcérés. Les gardiens bloquaient les entrées et les sorties et le transfert jusqu'à Grenoble des trois détenus concernés n'a pas pu se faire avant 15 heures. L'audience a pu reprendre au Tribunal de Grenoble autour de 16 heures. 

"C'est dur pour les accusés, les jurés, les parties civiles, mais on a pas trop le choix, à part espérer que ça s'arrête."

  • Maître Arnaud Lévi-Soussan, avocat de la défense

"Ce sont des circonstances indépendantes de la volonté de la juridiction, des avocats et des accusés. Donc on espère que la cour d'assies pourra rattraper le retard sans sacrifier l'examen des personnalités, explique Maître Arnaud Lévi-Soussan. Il y a forcement des éléments extérieurs. Il faut faire avec. Mais il est évident que si, à plusieurs reprises, on prend une ou plusieurs demi journées de retard, ça va bousculer le planning. C'est dur pour les accusés, les jurés, les parties civiles, mais on a pas trop le choix, à part espérer que ça s'arrête." 

Maître Arnaud Lévi-Soussan, avocat de la défense.

Pour maître Alain Fort, un autre avocat de la défense, c'est aussi un problème pour les jurés : "C'est un soucis de concentration. Parce que ce ne sont pas les avocats, ni les médias, qui font la décision mais bien les jurés. Et je me demande comment ils vont tenir une attention constante pendant six à sept semaines. Ce n'est pas simple."  

Un nouveau blocage des prisons en vue ?

Les débats pourraient être de nouveau perturbés : un préavis a été déposé par les trois principaux syndicats de personnel pénitentiaire pour une grève nationale lundi prochain, par une intersyndicale UFAP-UNSA FO et CGT. 

Pascal Gaudot, représentant UFAP-UNA Justice au centre pénitentiaire d'Aiton.

Pascal Gaudot, représentant UFAP-UNA justice au centre pénitentiaire d'Aiton, explique le désarroi de la profession : "On est désemparés, on est prêts à tout. Les assises de Grenoble risquent d'être perturbées la semaine prochaine. Si ça permet de nous faire entendre, ça nous pose aucun soucis. On est en danger, on n'a plus d'effectifs pour travailler. On est 102 au lieu de 123, et on sera bientôt 98."