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Procès du meurtre de Valentin : la santé mentale de Moitoiret toujours au cœur des débats

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Isère

Ce mardi s'ouvre à Lyon le procès en appel des assassins présumés de Valentin Crémault, tué de 44 coups de couteaux en 2008, à Lagnieu, dans l'Ain. Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo avaient été condamnés en 2011. Ils sont aujourd'hui rejugés pour assassinat et complicité d'assassinat.

Procès en appel de Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, meurtriers présumés de Valentin Crémault
Procès en appel de Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo, meurtriers présumés de Valentin Crémault © Maxppp

Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo ont toujours nié leur implication dans le meurtre de Valentin . Pourtant les enquêteurs avaient très rapidement soupçonné ce couple de marginaux dès la découverte du corps du petit garçon. Il avait été retrouvé le soir du 29 juillet 2008 , lardé de 44 coups de couteau, dans une rue de Lagnieu , dans l'Ain, où il était sorti faire du vélo.Stéphane Moitoiret et Noëlla Hégo avaient été hébergés la nuit du drame à la cure du village de Saint-Sorlin , près de Lagnieu. Des traces de sang portant l'ADN de la victime y avaient été retrouvées.

Des pélerins investis d'une mission divine

Le couple, qui se présentait comme des "pélerins australiens investis d'une mission divine", avait été interpellé le 3 août 2008 au Cheylard , en Ardèche, grâce à la diffusion de portrait-robots .Moitoiret , qui avait avoué le meurtre à sa compagne, le soir du drame, n'avait jamais reconnu les faits devant les enquêteurs, attribuant le meurtre à un "clone".

Malgré les divergences importantes des experts, en première instance , il avait été condamné en décembre 2011 à la réclusion à perpétuité par les assises de l'Ain. De dix ans son aînée, Noëlla Hégo a été condamnée, elle, à 18 ans de réclusion pour complicité d'assassinat avec actes de torture et de barbarie .

Désaccord profond des experts

Lors de ce premier procès, les experts psychiatres s'étaient déchirés sur la santé mentale des accusés et leur responsabilité pénale. A l'époque, les dix experts ayant examiné Moitoiret s'étaient accordé sur sa "psychose ".Mais seuls quatre d'entre eux avaient conclu à une "abolition totale de son discernement", empêchant toute condamnation. Pour les six autres, il s'agissait seulement d'une "altération du discernement", ce qui le rend accessible à une sanction pénale.Les experts avaient par ailleurs estimé que Noëlla Hégo, qui se faisait appeler "Sa Majesté", exerçait une domination sur son compagnon et que sa responsabilité pénale n'était pas altérée.

Ces débats sur la pénalisation de la folie devraient donc logiquement resurgir durant les neuf jours que va durer ce procès en appel.  Verdict attendu le 22 novembre .

Procès Assassinat Valentin / pastillade

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