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Meurtre du videur du Styl à Besançon : ​"Je m'en veux" sanglote l'un des accusés à la barre

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Par , France Bleu Besançon

Pour le dernier jour du procès en appel du meurtre du videur du Styl, à Lons-le-Saunier, le second accusé, Abdelwahab Cid a été interrogé par la cour ce mercredi. Deux frères comparaissent depuis lundi pour complicité de meurtre, après la mort du portier de la boîte de nuit bisontine en 2017.

Les accusés encourent jusqu'à 30 ans de prison.
Les accusés encourent jusqu'à 30 ans de prison. © Radio France - Marianne Naquet

Pour le troisième et dernier jour du procès en appel du meurtre du videur du Styl à Besançon, le second accusé a été interrogé ce mercredi matin, et a livré sa version des faits. Avec son frère aîné, il comparait depuis lundi devant la cour d'assises du Jura à Lons-le-Saunier, pour complicité de meurtre, après l'agression mortelle du portier de la boîte de nuit bisontine le 23 avril 2017. La victime, Mamadou Diedhiou, avait été poignardée au couteau. 

À la barre, comme son grand frère, la veille, Abdelwahab Cid s'effondre, sanglote. "Je m'en veux terriblement, j'ai honte de moi, je m'excuse auprès de la famille", dit-il en se mouchant. Il explique avoir reçu un coup de fil de son frère ce soir-là, racontant qu'il n'arrivait pas à rentrer dans la discothèque. "Je lui ai dit d'appeler le patron"

Le jeune homme poursuit sa soirée : après être passé à la Cale, une autre discothèque, il se rend à un mariage dans le quartier des Orchamps, et décide de redescendre en centre-ville. 

Une rixe en centre-ville

Sur la route, un de ses amis lui parle de rixe au centre-ville, il appelle son frère, mais impossible de le joindre. "Je suis fraternel, j'ai peur pour mon frère". Il explique alors se garer précipitamment, "partir comme une fusée" en voyant la rixe près du pont Battant. Il constate que son frère n'est pas là, il poursuit sa route vers le Styl. 

J'ai mis des coups, j'ai été violent

C'est la ligne de défense d'Abdelwahab Cid. Il n'a pas demandé aux quatre assaillants, dont le meurtrier, Hichem Djebaïli, de le suivre au Styl. "Je savais qu'ils étaient derrière moi, pas qu'ils me suivaient pour secourir mon frère". Il jure qu'il ne savait pas non plus que le tueur avait un couteau, il ne lui a "jamais adressé la parole" au cours de cette soirée-là. 

Le jeune homme, âgé de 36 ans, explique qu'il n'a même pas vu son frère "décocher le premier coup de poing", qu'il voit simplement, selon lui, Mamadou Diédhiou revenir vers lui pour riposter, et que là, "il essaie de le ceinturer". ll recule et reconnaît lui avoir donné ensuite un coup de pied. Pourtant, pointe la présidente de la cour, à ce moment-là, "le portier ne donne pas de coups". "Je m'en veux d'avoir réagi comme ça, j'ai mis des coups, j'ai été violent, ça c'est catégorique", dit-il. Dans l'affrontement, lui-même a reçu un coup de couteau au mollet, il a été hospitalisé dans la foulée. 

Le verdict est attendu ce mercredi soir, après le réquisitoire et les plaidoiries des avocats des parties civiles et de la défense. 

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