Faits divers – Justice

Conflit avec le Crédit Lyonnais : Bernard Tapie demande jusqu'à 1,17 milliard d'euros de réparations

Par Julien Baldacchino, France Bleu mardi 29 septembre 2015 à 12:49

Bernard Tapie, en 2014 sur le plateau du journal de France 2
Bernard Tapie, en 2014 sur le plateau du journal de France 2 © Max PPP

Ce mardi a commencé à Paris un nouveau procès dans le conflit qui oppose depuis plus de 20 ans Bernard Tapie au Crédit Lyonnais. Après que l'arbitrage qui a octroyé en 2008 quelque 400 millions d'euros à l'homme d'affaires a été annulé, Bernard Tapie demande à nouveau des réparations.

C'est un retour dans les années 90 pour la justice, ou presque. Ce mardi s'est ouvert à la cour d'appel de Paris un nouveau procès dans l'affaire de la revente d'Adidas par le Crédit Lyonnais. Bernard Tapie va une nouvelle fois demander des réparations au Consortium de réalisation, l'organisme qui gère le passif du Crédit Lyonnais. Après l'ouverture du procès – en l'absence de l'homme d'affaires, ses avocats ont fait savoir qu'il demanderait entre 516 millions et 1,174 milliard d'euros de réparations, et 50 millions d'euros au titre de préjudice moral.

Après plusieurs années de procédure, un premier arbitrage privé avait octroyé à Bernard Tapie 400 millions d'euros en 2008. Mais cet arbitrage a été annulé en février dernier car des soupçons d'impartialité pesaient sur l'un des trois juges chargés de statuer, Pierre Estoup. Suite à cette annulation, six personnes ont été mises en examen pour escroquerie en bande organisée, dont Bernard Tapie, l'un de ses avocats et le juge incriminé.

"Désormais, il n'y a plus de limites" - Bernard Tapie

Retour à la case départ, donc. Comme avant l'arbitrage, Bernard Tapie accuse le Crédit Lyonnais et ses filiales de s'être enrichis frauduleusement et à ses dépens dans l'opération de revente d'Adidas à Robert Louis-Dreyfus, puis de mise en Bourse de l'équipementier sportif au début des années 90. Mais Bernard Tapie a cette fois-ci prévenu dans le journal La Provence (dont il est actionnaire majoritaire) en février : "Désormais, il n'y a plus de limites". D'où la hauteur des montants réclamés aujourd'hui, à titre de compensation des préjudices successifs dont il s'estime victime. La cour devrait rendre sa décision avant la fin de l'année.

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