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Procès en appel de l'occupation de la mosquée de Poitiers : du sursis à nouveau requis

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Par , France Bleu Poitou, France Bleu

Le procès en appel de cinq militants de Génération identitaire s'est déroulé ce mercredi devant la cour d'appel de Poitiers. Du sursis a été requis pour quatre d'entre eux pour dégradations. L'incitation à la haine raciale est prescrite pour une erreur dans la procédure.

Boubakeur El Hadj Amor, imam de la mosquée de Poitiers, a aussi évoqué à l'audience le traumatisme toujours présent de la communauté musulmane
Boubakeur El Hadj Amor, imam de la mosquée de Poitiers, a aussi évoqué à l'audience le traumatisme toujours présent de la communauté musulmane © Radio France - Noémie Guillotin

L'audience a duré six heures devant la cour d'appel de Poitiers. Ce mercredi, cinq militants du mouvement d'extrême-droite Génération identitaire étaient à nouveau jugés pour provocation à la haine raciale et dégradations

Les faits remontent au 20 octobre 2012. Génération identitaire s'est créé il y a quelques mois. 73 personnes montent sur le toit du chantier de la mosquée de Poitiers. Ils disent vouloir un référendum sur l'immigration et la gestion des mosquées. L'occupation dure plusieurs heures. Des banderoles "souviens-toi de Charles Martel", "732 Génération identitaire" sont déployées et des slogans scandés comme "notre identité elle est à nous, on s’est battu pour la reprendre on se battra pour la défendre"

Prescription de l'incitation à la haine raciale

En 2017, premier procès en correctionnel, les cinq prévenus sont condamnés à un an de prison avec sursis. Mais l'incitation à la haine raciale retenue en première instance est aujourd'hui prescrite. Pas sur les faits en eux-mêmes mais à cause d'une erreur dans la procédure, une question de délai évoquée pendant ce second procès.

La communauté musulmane reste traumatisée

C'est donc sur les dégradations, l'autre volet du dossier que se concentre une bonne partie des débats. L'imam de Poitiers, Boubakeur El Hadj Amor, présent à l'audience raconte les problèmes d'étanchéité qu'il constate depuis l'occupation du toit, il y a les trous faits pour accrocher les banderoles. Et puis ces 12 grands tapis de prières montés sur le toit, imbibés d'eau cause de la pluie, "souillés", déplore l'imam qui rappelle que "la communauté musulmane reste traumatisée"

Neutraliser des militants aux idées qui déplaisent

"On ne peut pas profaner un tapis, ça n'existe pas", réplique maître Jérôme Triomphe, un des avocats de la défense pour qui, dans cette affaire, il s'agit de "neutraliser des militants aux idées qui déplaisent". Et poursuit : "On est à la limite d'une tentative d'escroquerie au jugement". Les dégâts sont estimés à 15.000 euros pour le toit, environ 9000 euros pour les tapis.

Un procès en appel qui s'est déroulé sans beaucoup d'explications des prévenus. Un seul a fait le déplacement et s'est tenu à un texte préparé pour seule déclaration. Le président de Génération identitaire était également présent, l'association étant poursuivie en tant que personne morale. Il y a le coronavirus justifient les avocats des absents.

Décision le 19 juin

L'avocat général a demandé six mois avec sursis pour les dégradations et au moins trois ans d'interdiction des droits civiques et civils à l'encontre de quatre des cinq prévenus, le cinquième n'étant poursuivi que pour l'incitation à la haine raciale. L’arrêt de la cour d'appel sera rendu le 19 juin.

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