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Procès en appel de la catastrophe de Saint-Médard : le passage à niveau était-il à risques ?

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Au deuxième jour du procès en appel de la catastrophe ferroviaire de Saint-Médard-sur-Ille ce mardi, la Cour d'appel de Rennes a entendu le chauffeur de l'ensemble routier qui est l'un des prévenus. Le directeur sécurité et risques de la SNCF a été aussi longuement entendu comme témoin.

La salle d'audience avant le procès
La salle d'audience avant le procès © Radio France - Loick Guellec

Le deuxième jour ce mardi du procès en appel de la catastrophe ferroviaire de Saint-Médard-sur-Ille   a été marqué par l'interrogatoire du chauffeur de l'ensemble routier. Fabien Chauvet, âgé de 42 ans, reste constant sur sa version des faits et renouvelle ses sentiments envers les victimes. Le chauffeur du poids lourd s'exprime calmement face au président de la Cour d'appel de Rennes et rappelle qu'il n'a pas vu les feux ni entendu la sonnerie d'avertissement avant le passage à niveau de Saint-Médard qui fonctionnent normalement. Fabien Chauvet poursuit : "je m'engage sur le passage à niveau; la barrière commence à s'abaisser; j'ai le réflexe de freiner et d'immobiliser le poids lourd sur les voies, je contrôle le rétro, je constate que la barrière arrière est baissée, je ne peux pas faire de marche arrière. J'enclenche la seconde pour repartir...."la mémoire du chauffeur se brouille ensuite et il pense être reparti. C'est alors que le TER entre en collision avec l'ensemble routier.

La SNCF sur la sellette

Est-il le seul responsable de la catastrophe ? c'est toute la question du procès en appel. La SNCF est aussi l'un des prévenus . Le 26 janvier 2007, un grave accident du même type se déroule au même endroit.  Entendu pendant plus de deux heures comme témoin, le directeur sécurité et risques à la SNCF n'en démord pas "ce passage à niveau n'est pas spécifiquement à risques". Aucun accident ne s'est déroulé pendant 20 ans alors que des milliers de poids lourds ont circulé sur cette route départementale. Un rapport officiel évoquait pourtant en 2009 un passage à niveau à profil difficile. Le président de la Cour d'appel, Philippe Roux, lui rappelle que deux poids lourds ne pouvaient pas se croiser en raison d'une chaussée trop étroite.

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