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Faits divers – Justice

Procès en appel de la catastrophe de Saint-Médard : "J'aimerais que la SNCF reconnaisse sa responsabilité"

Le procès de la catastrophe ferroviaire de Saint-Médard-sur-Ille s'est ouvert lundi matin à Rennes. Toutes les parties civiles, victimes et familles de victimes, vont revivre une semaine douloureuse. L'un des voyageurs, Abdelkrim Elkebir, se souvient de chaque seconde de l'accident.

La salle d'audience de la Cour d'Appel de Rennes avant l'ouverture du procès
La salle d'audience de la Cour d'Appel de Rennes avant l'ouverture du procès © Radio France - Loïck Guellec

Rennes

Le deuxième procès de la catastrophe ferroviaire de Saint-Médard-sur-Ille (Ille-et-Vilaine) s'est ouvert dans une certaine gravité lundi matin devant la Cour d'Appel de Rennes. Le 12 octobre 2011, le TER Rennes-Saint-Malo avec 150 passagers à bord, entre en collision avec un ensemble routier au passage à niveau numéro 11. Le bilan est de 3 morts et 61 blessés.  Fabien Chauvet, le chauffeur du poids lourd, SNCF réseau et SNCF mobilités en tant que personne morale, ont été condamnés notamment pour homicides involontaires et blessures involontaires en première instance devant le tribunal correctionnel de Rennes. Mais la SNCF a fait appel.

L'une des victimes Abdelkrim Elkébir, partie civile dans le procès en appel - Radio France
L'une des victimes Abdelkrim Elkébir, partie civile dans le procès en appel © Radio France - Loïck Guellec

"Ballotté comme une poupée de chiffon"

La plupart des victimes vont assister aux audiences toute la semaine devant la Cour d'Appel de Rennes, c'est le cas d'Abdelkrim Elkébir.  Ce 12 octobre 2011, il prend place dans le dernier wagon du TER côté fenêtre. Travaillant à Rennes, il rentre chez lui à Dol-de-Bretagne. Et il n'a rien oublié.  "Je me souviens de tout ce qui s'est passé" raconte Abdelkrim Elkébir qui témoigne assis sur un banc près de la salle d'audience, l'une de ses jambes ayant été broyée dans l'accident. "J'assiste à tout, au freinage brutal, au gros boom qui suit, puis ensuite les sièges qui se lèvent, la vitre qui se brise. J'avais l'impression qu'il y avait, des cris . Je suis près de la fenêtre et je me retrouve au milieu du couloir. C'est horrible. Je pèse 110 kilos et je suis ballotté comme une poupée de chiffon. J'ai perdu connaissance" .

Y'avait que la peau qui tenait ma jambe. - Aldelkrim Elkébir

Des blessés plus graves que lui seront prioritaires. Il ne sera pris en charge que deux heures après le drame. Maintenant comme l'ensemble des victimes et familles de victimes, il souhaite que la SNCF reconnaisse aussi sa responsabilité comme l'a fait le chauffeur du poids lourd. "Il faut que la SNCF prenne la mesure des risques de certains passages à niveau et qu'elle le fasse de manière sérieuse".

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