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Meurtre du videur du Styl à Besançon : à la barre, le grand frère "assume le coup de poing" et "regrette"

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Par , France Bleu Besançon

Pour ce deuxième jour du procès en appel du meurtre du videur du Styl, l'un des deux accusés a reconnu avoir mis un coup de poing à la victime. Mais il conteste être complice du meurtre. Mamadou Diedhiou était mort, poignardé en plein cœur en avril 2017, devant la boîte de nuit de Besançon.

Le verdict doit être rendu mercredi.
Le verdict doit être rendu mercredi. © Radio France - Jean-François Fernandez

"Jamais je n’aurais imaginé ça". Au deuxième jour du procès en appel du meurtre du videur du Styl devant la cour d’assises du Jura à Lons-le Saunier, Fahrat Cid a livré sa version de ce qui s'est passé Le 23 avril 2017. Cette nuit-là, le portier de la boîte de nuit bisontine, Mamadou Diedhiou, est mortellement poignardé. Depuis ce lundi, deux frères comparaissent pour complicité de meurtre. Condamnés en première instance à dix ans pour l'aîné, huit pour le cadet, ils ont fait appel, contrairement à l'auteur du coup de couteau, qui a pris 15 ans de réclusion criminelle en 2020.

Ce mardi, c'est le grand frère qui fait face à la cour d'assises. A la barre, Fahrat Cid, 40 ans, sanglote. "Je m'en veux, j'ai un poids sur la conscience", dit-il. Très vite, il se reprend. Ce soir-là, il reconnaît s’être emporté, quand les deux videurs lui refusent l'entrée. 

Je me suis senti piqué dans mon orgueil de con

Ils lui demandent de payer cinq euros, il refuse, et les insulte. Les portiers le poussent sur le côté. "Je me suis senti piqué dans mon orgueil de con", dit-il. Il appelle son petit frère : "Je suis tricard, je ne comprends pas, viens me faire rentrer dans la boite". La présidente lui demande : "Lui avez-vous dit que vous aviez été malmené à ce moment-là ?" Non", répond l'accusé. "Vous l'avez dit pendant votre garde à vue", réplique-t-elle. 

Voilà la ligne de défense de l’accusé, il n’a pas demandé de "renforts" à son frère pour se venger. "Je me suis dit que si mon frère venait, je passais". D'ailleurs, il ne savait même pas si Abdelwahab allait vraiment venir. Depuis lundi, il conteste les poursuites pour complicité de meurtre". 

Fahrat Cid explique qu'il ne sait pas pourquoi il a porté le premier coup de poing à la victime. "Je veux bien assumer le coup de poing", dit-il, avant d'ajouter "mais si le meurtrier, Hichem Djebaïli, n’avait pas mis le coup de couteau, Mamadou ne serait pas mort", lance-t-il, en regardant la cour droit dans les yeux.

Un discours "fluide, bien appris" selon l'avocat général 

Plus tôt dans la matinée, deux témoins se sont succédés à la barre : le premier, Hamid Hoggas est l'un des six assaillants. Il a été condamné à trois ans de prison en première instance en janvier 2020. Lors de sa déposition, il a expliqué que "lui voulait tout simplement aller en boîte de nuit". "Quand je l'ai vu [Abdelwahab, le frère cadet, le second accusé], j'étais content, je sais qu'il va nous faire rentrer en discothèque".

Le petit groupe part des Orchamps. C'est seulement dans la voiture, précise-t-il, quand ils arrivent en centre-ville, qu'Abdelwahab Cid reçoit un coup de fil de son frère. "Il dit que son frère s'est pris la tête, et qu'il va essayer d'aller le voir". S'ensuit l'altercation avec le videur. Il affirme ne pas avoir vu le coup de couteau. "A aucun moment, Abdelwahab ne vous a demandé de le suivre pour aider son frère, pour se bagarrer ?"  demande l'avocate du frère cadet, Me Clarisse Serre. "Pas du tout, à aucun moment". Pas de quoi convaincre l'avocat général, Vladimir Vukadinovic. "Le discours est bien fluide, bien appris". 

Autre témoin qui suscite l'agacement de l'avocat général, celui du "septième" homme. "Le meilleur ami d'Abdelwahab", comme il se présente. Celui-ci assure qu'ils sont allés au bar de nuit La Cale, et qu'ensuite, ils sont retournés au repas de mariage d'un ami, auquel ils avaient assisté quelques heures auparavant. Et s'ils y sont allés, ce n'était pas "pour ramener des renforts". Là encore, il le jure, son ami ne lui pas demandé de venir se battre. Quand ils redescendent et arrivent au Styl, l'altercation éclate "à son grand étonnement". En 22 secondes, le portier s'effondre, poignardé en plein cœur. 

Le verdict est attendu ce mercredi, après les réquisitions de l'avocat général et les plaidoiries des parties civiles et de la défense. 

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