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Procès en appel du meurtre du Styl à Besançon : "A eux d'assumer" lance le meurtrier à ses complices présumés

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Besançon

Le procès en appel du meurtre du videur du Styl s'est ouvert ce lundi devant la cour d'assises du Jura, à Lons-le-Saunier. Deux frères comparaissent pour complicité d'homicide après la mort de Mamadou Diedhiou, le portier de la boîte de nuit bisontine, poignardé en 2017.

Le procès doit durer trois jours, le verdict est attendu mercredi.
Le procès doit durer trois jours, le verdict est attendu mercredi. © Radio France - Bastien Deceuninck

Un nouveau procès dans l'affaire du meurtre du videur du Styl à Besançon : un procès en appel devant les assises du Jura à Lons-le-Saunier, a commencé ce lundi et ce, pour trois jours. Le 23 avril 2017, un homme, Hichem Djebaïli, a poignardé à mort le portier, Mamadou Diedhiou. Celui-ci avait refusé à un autre accusé l'entrée de la boîte de nuit bisontine. 

Hichem Djebaïli a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Trois autres assaillants, qui ont écopé eux de trois ans de prison. Sur les six accusés, deux d'entre eux, Abdelwahab et Fahrat Cid, deux frères, ont fait appel du verdict de la cour d'assises du Doubs, prononcé en janvier 2020.

« Je ne suis pas complice du meurtrier » assure Fahrat Cid, à la présidente de la cour d'assises. Fahrat Cid, le client refoulé de la boîte de nuit, condamné en première instance en 2020 à 10 ans de prison et qui a appelé son frère et les autres assaillants à la rescousse. Le quadragénaire est soupçonné d’avoir, comme dit la présidente, "apporté son assistance au meurtre". A côté de lui, son petit frère, Abdelwahab lui aussi conteste la qualification : ''Je conteste la complicité, la peine qui m'a été infligée. J’étais présent, j’ai mis des coups, je le regrette." Il a été condamné à huit ans de prison en première instance. 

A eux d'assumer, comme des hommes 

Pour ce premier jour d’audience, le meurtrier a été entendu depuis une cellule de prison. Hichem Djebaïli a d'emblée lancé : "J’assume ce que j’ai fait, c’est moi qui ait fait le geste", le geste de poignarder à mort le videur du Styl. Par contre, ajoute-t-il, "eux [les frères] faut qu’ils assument". "On ne voit pas très bien ce que vous leur reprochez", réplique l'avocat général. 

Le jeune homme n'en dit pas plus, mais raconte sa version des faits : Abdelwahab Cid lui propose cette nuit-là d’aller faire un tour dans le centre-ville, sans rien lui dire de plus, assure-t-il. "C'est après qu’il nous a dit que son frère avait un problème avec un videur." Quelques minutes plus tard, devant le Styl, l’altercation a commencé. Hichem Djebaïli assure que personne ne lui a demandé de prendre un couteau. Par contre, il explique qu'il ne serait pas allé au centre ville s'il avait su"que c’était pour aider le grand frère, Fahrat, je n’y serais pas allé."

Une vidéo "terrible"

Autre moment fort de l'audience, la vidéo du meurtre du videur a été projetée : la caméra filme l’entrée de la boite. On voit le videur discuter avec un témoin, cigarette à la bouche. Juste à ses côtés,  Fahrat Cid, il décoche le premier coup de poing : autour de lui cinq autres personnes, arrivées d’un seul coup, qui fondent sur la victime, d'un seul mouvement. 22 secondes plus tard, le portier s’effondre, poignardé en plein cœur.

Cette vidéo est « terrible » selon le directeur de l’enquête. "Il est tombé au sol comme un arbre qu’on abat", lâche-t-il. Et le médecin légiste de conclure : "ses chances de survie étaient quasi nulles".

Ce mardi doit avoir lieu l'interrogatoire des deux accusés. Le verdict est attendu mercredi.

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