Faits divers – Justice

Procès Fiorèse : "Anselmini est un pauvre type"

Par Maxime Fayolle, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu jeudi 14 janvier 2016 à 19:33

Fabrice Fiorèse est longuement revenu sur son agression de septembre 2012
Fabrice Fiorèse est longuement revenu sur son agression de septembre 2012 © Maxppp - MaxPPP

Fabrice Fiorèse est revenu pendant près de 2h jeudi sur son agression subie en septembre 2012 : trois hommes armés et cagoulés avaient tenté de l'enlever et lui avaient volé une enveloppe contenant 50 000 euros en liquide.

Ambiance lourde ce jeudi aux Assises de Savoie, à Chambéry. Les jurés et la Cour ont enfin entendu l'homme clé de cette affaire, la victime : Fabrice Fiorèse. Un témoignage de 2h pendant lequel l'ancien joueur du PSG et de l'OM est revenu sur son agression, avec beaucoup d'émotion. Le récit de Fiorèse est souvent interrompu par de longs blancs, ponctué de sanglots. Notamment lorsqu'il raconte quand les braqueurs lui mettent un couteau sous la gorge ou encore quand ils pointent le fusil à pompe sur sa rotule et tirent. Heureusement, l'arme n'est pas chargée : "j'ai eu de la chance" raconte l'ancien joueur de l'Olympique de Marseille. "C'était comme dans un film ... tellement violent, tellement surprenant"

"Ce que j'ai vécu, je ne le souhaite à personne"

Fabrice Fiorèse

Amitié trahie

Pourtant, Fabrice Fiorèse n'en veut pas aux accusés dans le box. "Si on ne leur avait pas promis des sommes folles, chacun aurait sa vie normale aujourd'hui," précise-t-il. En cause, l'enveloppe dérobée par les braqueurs issue d'une transaction immobilière : 50 000 euros, bien loin des 500 000 euros espérés. 

C'est Ghislain Anselmini, l'ancien ami et coéquipier de Fiorèse à Lyon qui a renseigné les braqueurs sur cette somme. Ce procès est aussi celui de leur amitié perdue, une amitié trahie. "Il m'en veut pour ma carrière, ma notoriété, ma famille. Il a un égo surdimensionné. C'est un pauvre type"  lance-t-il à la Cour. Derrière lui, Ghislain Anselmini l'écoute, courbé sur le banc des accusés, le visage crispé, visiblement au bord des larmes.